Le Havre: Deux étudiants copieurs placés en garde à vue

FRANCE Ils encourent jusqu'à trois ans de prison et une amende de 9.000 euros...

20 Minutes avec agence

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Un professeur et un lycéen d'un établissement privé de Lille ont été condamnés mardi respectivement à six mois de prison avec sursis et deux mois de prison avec sursis pour fraude au baccalauréat en juin 2011, l'enseignant ayant donné le corrigé de l'épreuve à l'élève.
Un professeur et un lycéen d'un établissement privé de Lille ont été condamnés mardi respectivement à six mois de prison avec sursis et deux mois de prison avec sursis pour fraude au baccalauréat en juin 2011, l'enseignant ayant donné le corrigé de l'épreuve à l'élève. — Martin Bureau afp.com

Deux étudiants de première année de droit de l'université du Havre (Seine-Maritime) ont été placés plusieurs heures en garde à vue mercredi. L'un en fin de matinée et le second en début d'après-midi.

Leur interrogatoire fait suite à une plainte, déposée il y a une dizaine de jours auprès du procureur du Havre par le directeur du département Droit de l'université, Pierre Fleury-Le Gros. Ce dernier avait noté que les copies rendues par les deux étudiants comportaient de nombreuses similitudes.

Une infraction au code pénal

Considérant qu'une telle fraude aux examens est une infraction au code pénal, il avait directement porté plainte auprès de l'autorité judiciaire sans attendre qu'une décision soit prise par les instances disciplinaires internes de l'université.

D'emblée, l'Union nationale des étudiants de France (Unef) a révélé l'affaire et dénoncé le zèle du directeur. «Ça ne s'est jamais vu dans aucune autre université», a déclaré Nicolas Gambé, président du syndicat étudiant pour l'université du Havre, alors que le président de l'université Pascal Reghem a estimé que le directeur du département Droit avait agi «en toute légalité», mais de «façon exagérée». 

«Ils étaient sous le choc en sortant»

Un rassemblement d'étudiants a été organisé, ce mercredi soir, devant le commissariat dans l'attente de la sortie des deux étudiants. «Ils étaient sous le choc en sortant», a indiqué le président de l'Unef, précisant qu'ils étaient en pleurs.

On ignore encore si le procureur du Havre a l'intention d'ouvrir une information et transmettre le dossier à un juge d'instruction ou s'il va prendre une autre décision. Le cas échéant, le code pénal prévoit pour ce type d'infraction une peine maximum de trois ans de prison et une amende de 9.000 euros.