Illustration: restauration dans un wagon-bar de la SNCF.
Illustration: restauration dans un wagon-bar de la SNCF. — A. Gelebart /20 MINUTES

SOCIAL

SNCF: Les wagons-bars en ont marre

En grève ce jeudi, les employés du prestataire restauration de la SNCF souhaitent être intégrés aux effectifs de l'entreprise ferroviaire...

Les hôtesses et stewards des wagons-bars TGV, employés par un prestataire de la SNCF en charge de la restauration, étaient en grève jeudi pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer leur intégration dans le groupe ferroviaire public. Le mouvement se poursuivra vendredi.

Entre 80 et 85% de grévistes étaient recensés à la mi-journée par la CFDT Restauration ferroviaire, à l'origine du mouvement social avec les fédérations CGT, Sud et FO de la branche. Le service était cependant assuré par des intérimaires recrutés pour l'occasion par Newrest Wagons-Lits, prestataire chargé de la restauration à bord des trains depuis 2013, selon l'intersyndicale.

Situations «de plus en plus tendues» avec la clientèle

«Une des demandes, c'est d'arriver à tirer vers le haut les salaires de base et les décoller un peu du Smic», assure Gildas Le Gouvello (CFDT), même si les revendications portent avant tout sur l'organisation du travail. Les syndicats évoquent la pénibilité des plannings, le sous-effectif, la hausse des accidents du travail ou les situations «de plus en plus tendues» avec la clientèle, du fait de l'approvisionnement souvent insuffisant en marchandises.

Surtout, ils entendent «envoyer un message à la SNCF», grande perdante de la situation actuelle selon eux à cause d'un «contrat extrêmement confortable» pour Newrest, qui prive la compagnie ferroviaire de tout «retour sur investissement», selon Gildas Le Gouvello.

Intégrer la SNCF pour gagner en qualité

L'entreprise publique «doit gérer en direct la restauration ferroviaire», en intégrant le personnel de bord dans ses effectifs, pense le syndicaliste, «persuadé qu'on peut être plus qualitatifs à bord, plus productifs dans le bon sens du terme et qu'on peut contribuer à augmenter le chiffre d'affaires dans l'intérêt de la SNCF».

La coentreprise formée par Newrest (65%) et Elior (35%), qui emploie environ 1.500 personnes à bord des trains selon la CFDT, s'est vu confier le marché de la restauration à bord en 2013 pour cinq ans, plus deux renouvelables. Sollicitée, Newrest n'était pas joignable dans l'immédiat.