Cimetière juif profané: Les cinq adolescents ont admis avoir fait des gestes nazis

JUSTICE Le procureur de Saverne a demandé la mise en examen des cinq adolescents interpellés lundi après la profanation du cimetière juif de Sarre-Union...

20 Minutes avec AFP
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Un membre de la communauté juive observe les tombes profanées du cimetière Sarre-Union, dans le Bas-Rhin, le 17 février 2015
Un membre de la communauté juive observe les tombes profanées du cimetière Sarre-Union, dans le Bas-Rhin, le 17 février 2015 — Patrick Hertzog AFP

Le mobile antisémite ne fait plus de doute. Le procureur de Saverne a demandé mercredi la mise en examen des cinq adolescents interpellés lundi après la profanation du cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin), estimant que le «mobile antisémite» apparaissait «clairement» dans cette affaire.

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«Malgré les dénégations des intéressés, la connotation et le mobile antisémites de leur comportement apparaissent désormais clairement» au vu des éléments recueillis par l'enquête, a précisé le procureur Philippe Vannier, lors d'un point de presse.

«Les cinq mineurs ont tous reconnu leur participation aux dégradations», a-t-il précisé, relevant que les adolescents avaient décrit au cours de leurs auditions des «gestes et paroles révélateurs», comme des «saluts nazis», des crachats sur des symboles juifs, ou le fait d'avoir prononcé les mots «sales juifs», «sale race», «Heil Hitler» ou «Sieg Heil».

Il a précisé avoir requis une information judiciaire pour «profanation et violation de sépultures en raison de la religion des défunts» et «dégradations de biens» en réunion.

La mise en examen des cinq adolescents demandée

Le procureur a demandé la mise en examen des cinq adolescents, âgés de 15 à 17 ans, et leur placement sous contrôle judiciaire, ainsi que leur placement dans un centre éducatif. Pour deux d'entre eux, il a demandé le placement dans un centre éducatif fermé.

Cette profanation de très grande ampleur -quelque 250 tombes ont été saccagées- a suscité depuis sa découverte dimanche indignation et émotion, conduisant le chef de l'État à se rendre sur place mardi.

L'enquête avait connu une avancée spectaculaire dès lundi avec le placement en garde à vue de cinq adolescents originaires de la région, dont l'un s'était présenté de lui-même à la gendarmerie.