A Paris, des centaines de personnes clament «Je suis Danois»

RASSEMBLEMENT Environ 300 personnes se sont rassemblées devant l'ambassade du Danemark au son de «Je suis Charlie, je suis flic, je suis Juif, je suis Danois»...

20 Minutes avec AFP

— 

Rassemblement devant l'ambassade du Danemark à Paris après les fusillades de Copenhague, le 15 février 2015.
Rassemblement devant l'ambassade du Danemark à Paris après les fusillades de Copenhague, le 15 février 2015. — THOMAS SAMSON / AFP

«Jer er Dansk», «je suis Danois»: environ 300 personnes se sont rassemblées dimanche en fin d'après-midi devant l'ambassade du Danemark à Paris, après la double fusillade de Copenhague qui a fait deux morts.

Le slogan «Je suis Charlie», symbole des marches gigantesques dans toutes les villes de France après les attentats parisiens de janvier, a été adapté pour l'occasion sur des affichettes proclamant, parfois en danois, «Je suis Charlie, je suis flic, je suis Juif, je suis Danois».

«Ils ne vont pas faire la loi»

L'ambassadrice du Danemark en France, Anne Dorte Riggelsen, qui avait accueilli quelques minutes plus tôt François Hollande, est sortie sur le perron remercier les personnes venues rendre hommage aux victimes des attentats. Avant de regagner le bâtiment sous les applaudissements.

Parmi les personnalités, quelques responsables politiques comme les socialistes David Assouline et Jérôme Guedj, des représentants du monde de la culture comme Josiane Balasko venue dire son «soutien» et son «indignation», mais aussi l'urgentiste Patrick Pelloux, chroniqueur de Charlie Hebdo. «On a le sentiment qu'on est encore dans une période d'incertitude, de nouvelle guerre. Il ne faut jamais renoncer. Il faut faire encore plus de dessins, ils ne vont pas faire la loi», a lancé ce dernier.

Le président de SOS Racisme Dominique Sopo a évoqué un «parallélisme très clair» avec les attentats parisiens. «Nous n'aurons pas peur, nous dénonçons l'idéologie de ces fous furieux et nous défendons les valeurs de la liberté», a-t-il insisté. «Ce n'est pas que la communauté juive qui est touchée», a déclaré Moché Lewin, directeur exécutif de la conférence des rabbins européens. Selon lui, «la mobilisation doit être européenne, pas française».