Filière djihadiste: Six interpellations dans la région de Toulouse et Albi

FRANCE Les six personnes interpellées sont soupçonnées de transferts de fonds douteux et d'avoir recruté des candidats au jihad...

20 Minutes avec AFP

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Six personnes ont été interpellées dimanche 8 février près de Toulouse et Albi
Six personnes ont été interpellées dimanche 8 février près de Toulouse et Albi — Infographie IDE

Six personnes soupçonnées d'appartenir à une filière djihadiste ont été interpellées tôt dimanche matin dans la région de Toulouse et Albi, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, dans un communiqué.

L'opération a été ordonnée par des magistrats du pôle anti-terroriste de Paris, saisis d'une information judiciaire ouverte pour «association de malfaiteurs terroriste et financement du terrorisme», affirme le ministre sans plus de précision.

Le communiqué ne précise pas s'il s'agit d'une information judiciaire ouverte récemment. L'opération a été menée par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Soupçonnées d'avoir recruté des candidats au jihad

Cinq personnes ont été interpellées à Albi et ses environs, la sixième dans la région toulousaine, a confié à l'AFP une source proche de l'enquête. Toutes trentenaires, elles sont soupçonnées de transferts de fonds douteux et d'avoir recruté des candidats au jihad. Les enquêteurs cherchent également à vérifier si certaines d'entre elles se sont rendues en Syrie, selon cette source. L'opération a été menée par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Le parquet antiterroriste avait ouvert cette enquête en janvier 2014 avant de la confier à des juges d'instruction en août, selon une source judiciaire. Plusieurs enquêtes s'intéressent à différentes filières d'acheminement vers la Syrie de candidats au jihad depuis la région toulousaine.

Plusieurs interpellations l'an passé dans la filière d'Artigat

Dans un autre dossier, dit de la filière d'Artigat, du nom d'un village de l'Ariège supposé être la base de repli de candidats au jidhad, plusieurs interpellations avaient été effectuées l'an passé, notamment à Toulouse et Albi où gravitent d'anciens proches de Mohamed Merah, qui avait assassiné sept personnes, dont trois enfants dans une école juive en 2012.

Cinq jours après l'interpellation de huit personnes

«Ce nouveau coup de filet intervient cinq jours après l'interpellation pour des motifs similaires de huit personnes dans les régions parisienne et lyonnaise, dont cinq ont été mises en examen samedi, et quatre écrouées», rappelle Bernard Cazeneuve dans le communiqué.

Le 19 janvier, le procureur de Paris, François Molins, avait annoncé que 1.280 personnes étaient «soit sur le départ, soit sur zone, soit sur le retour, soit déjà revenues sur le territoire français».

Plus de cent enquêtes et informations judiciaires sont ouvertes à Paris en lien avec les départs en Syrie. Toujours mi-janvier, le procureur de Paris avait indiqué que 125 suspects avaient été mis en examen dans ces dossiers, des chiffres susceptibles d'avoir évolué à la hausse depuis.