Nice: Trois militaires agressés au couteau, deux hommes interpellés

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Audrey Chauvet

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Trois militaires agressés à l'arme blanche et blessés légèrement dans le centre de Nice, alors qu'ils étaient en faction devant un centre communautaire juif dans le cadre du plan Vigipirate
Trois militaires agressés à l'arme blanche et blessés légèrement dans le centre de Nice, alors qu'ils étaient en faction devant un centre communautaire juif dans le cadre du plan Vigipirate — Kenzo Tribouillard AFP
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21h05: Perquisitions au domicile de M. Koulibaly à Mantes-la-Jolie

Dès 20h, la police a perquisitionné le domicile de M. Koulibaly, à Mantes-la-Jolie (Yvelines).

Les journalistes de l'AFP ont constaté qu'une quinzaine de policiers, en civil et en tenue, dont certains armés de Flash-Balls, se tenaient aux abords de l'immeuble de huit étages situé dans le quartier sensible du Val-Fourré.

Après l'agression au couteau dont ont été victimes trois militaires le parquet antiterroriste a été saisi. M.Koulibaly originaire des Yvelines, sans lien avec Amédy Coulibaly, avait été repéré par la DGSI alors qu'il paraissait vouloir se rendre en Syrie en passant par la Turquie. Prévenues les autorités turques l'avaient refoulé, la semaine passée, à son arrivée à l'aéroport. A son retour en France, les services français l'avaient interrogé sans pouvoir retenir aucune charge à son encontre. M.Koulibaly avait alors été laissé libre avant d'agresser quelques jours plus tard des militaires en faction devant un centre communautaire juif.

20h: Les deux militaires sérieusement blessés
Le premier militaire a été touché à la face assez gravement. Il a une entaille très profonde au niveau de la pommette. Le deuxième militaire a esquivé plusieurs coups et a été blessé assez sévèrement à un bras.  Le deuxième militaire a esquivé plusieurs coups et a été blessé assez sévèrement à un bras. Le troisième a maîtrisé l'individu en le taclant au sol dans les secondes qui ont suivi.

 
18h55: L'Elysée assure que «toute la lumière sera faite»
Dans un communiqué la présidence de la République «condamne avec la plus grande fermeté l’agression commise contre trois militaires du 54ème Régime d’Artillerie, en faction devant un centre communautaire juif à Nice» et assure que «toute la lumière sera faite» sur cet événement
18h26: Pour le président du Consistoire, les attentats de janvier n’ont pas servi «d’avertissement aux extrémistes»
Le président du Consistoire de France, Joël Mergui, a réagi à l'agression de trois militaires à Nice en déplorant que les attentats de janvier n'aient pas servi «d'avertissement aux extrémistes, qui n'ont de cesse de s'en prendre à la communauté juive».
«Aujourd'hui l'agression de militaires chargés de protéger les usagers de nos lieux de cultes montre que la République est, comme à Toulouse ou à Montauban, toujours la cible des mêmes fanatiques qui haïssent à la fois les Juifs et la démocratie», ajoute le responsable de l'instance de représentation religieuse de la première communauté juive d'Europe. Selon Joël Mergui, «le mode opératoire utilisé à Nice laisse craindre le passage à l'acte», après «un mot d'ordre des islamistes radicaux dont les vidéos d'appel aux meurtres pullulent sur les réseaux sociaux». «Il est temps que la peur change de camp et que les peines prononcées soient exemplaires», estime encore le président du Consistoire central.
 
17h48: L’agresseur est «très défavorablement connu des services de police»
L'agresseur des trois militaires «âgé d'une trentaine d'années et originaire de la région parisienne, est très défavorablement connu des services de police», ont déclaré dans un communiqué commun les ministres de l'Intérieur et de la Défense. Selon une source proche du dossier, il est connu pour des faits de violences sur personne dépositaire de l'autorité publique et vols aggravés.
Jean-Yves Le Drian (Défense) et Bernard Cazeneuve (Intérieur) «condamnent avec la plus grande fermeté cette attaque commise contre les forces armées». Ils «adressent leurs voeux de rétablissement aux soldats lâchement blessés et réitèrent leur détermination à assurer la protection de notre territoire et de nos compatriotes».
 
17h42: L'agresseur s'appelerait Coulibaly


Selon plusieurs sources proches de l'enquête, l'homme interpellé s'appellerait Moussa Coulibaly mais n'aurait «a priori» aucun lien avec Amédy Coulibaly, un des auteurs des attentats de Paris en début d'année.

>> Lire le portrait d'Amédy Coulibaly

17h33: Ce que l'on sait de l'agression des trois militaires

 
17h32: L’agresseur avait été refoulé par les autorités turques
L'agresseur des trois militaires a «été refoulé la semaine dernière par les autorités turques» et a été «entendu à son retour par la DGSI», a-t-on appris de source proche de l'enquête. «Cet homme avait attiré l'attention de la Police aux Frontières (PAF) à Ajaccio le 28 janvier car il avait pris un aller simple pour la Turquie. Il a donc été signalé sans délai par la DGSI aux autorités turques qui l'ont refoulé», a expliqué cette source. «A son retour, il a été entendu par la DGSI mais son entretien administratif n'a pas permis de recueillir d'informations suffisantes pour judiciariser son dossier.»
 
17h29: Un deuxième homme interpellé
Un deuxième homme a été interpellé mardi après l'agression à Nice de trois militaires en faction devant un centre communautaire juif par un individu armé d'un couteau, a-t-on appris de source policière. «Une deuxième personne a été interpellée et des vérifications sont en cours», a indiqué cette source. Selon une autre source proche de l'enquête, l'agresseur des militaires aurait été vu avec ce deuxième individu avant les faits, mais pas au moment de l'acte.
 

Trois militaires ont été agressés à l'arme blanche et légèrement blessés ce mardi dans le centre de Nice, alors qu'ils étaient en faction devant un centre communautaire juif dans le cadre du plan Vigipirate, a-t-on appris de source policière.

Les militaires, dont l'un a été blessé au bras et un autre au visage, ont été pris en charge par les services de secours sur le lieu de l'agression, avenue Jean Médecin, à côté de la place Masséna, a constaté un correspondant de l'AFP.

Leur pronostic vital n'est pas engagé, selon la source policière, qui a précisé que l'auteur avait été interpellé. Un deuxième homme a été interpellé dans l'après-midi. Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête dans l'après-midi, a-t-on appris de source judiciaire.