La SNCF lance une nouvelle ligne Intercités à bas coûts, pour redynamiser ce réseau

TRANSPORTS La fréquentation de ce réseau s'est érodée de 2% en 2014...

20 Minutes avec AFP

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Un train Intercité
Un train Intercité — AFP

La SNCF lance en avril une nouvelle liaison Intercités, entre Paris et Bordeaux, avec des prix compris entre 15 et 35 euros, et tente de redynamiser un réseau dont la fréquentation s'est érodée de 2% en 2014, et sur laquelle planchent des parlementaires.

Cette nouvelle ligne Intercités «100% Eco», qui reliera Paris à Bordeaux en 04H30 les week-ends uniquement, sera mise en service le 4 avril. Les prix des billets seront compris entre 15 et 35 euros.

Aucune ligne à l'équilibre

Sur cette ligne, l'objectif est de « diminuer au maximum les coûts de production », a-t-il expliqué, en vendant les billets sur internet exclusivement, ou en utilisant des trains qui roulent en grande banlieue parisienne la semaine, lorsqu'il y a beaucoup de déplacements pendulaires, mais ne sont pas utilisés le week-end.

« On cherche l'équilibre. L'objectif, c'est de ramener du monde dans nos trains, qui sont souvent compétitifs en termes de prix et de temps de parcours », a encore détaillé Jean Ghedira.

Subvention de l'Etat de 309 millions d'euros en 2015

Une ligne « 100% Eco » existe déjà sur le réseau Intercités, entre Paris et Toulouse. Créée en mars 2010, c'est aujourd'hui « la seule ligne (du réseau Intercités) qui tutoie l'équilibre » financier, a indiqué mardi lors d'une conférence de presse le directeur d'Intercités, Jean Ghedira, qui précisé qu'aucune ligne du réseau n'est rentable.

Des élus et experts planchent, depuis fin 2014 sur l'avenir de ces trains, de leur rôle entre TER et TGV, à l'heure où le renouvellement du matériel se fait pressant, et où le modèle économique est mis en question.

En effet, a détaillé Jean Ghedira, 70% des charges sont couvertes par recettes, contre seulement 30% pour les TER. Les 30% restants sont financés par l'Etat, avec une subvention de 309 millions d'euros en 2015, dont 290 millions proviennent d'une taxe sur la SNCF.