Le gel des tarifs des péages ne concerne pas toutes les autoroutes

TRANSPORTS Quelques réseaux de petite taille ont bien vu leurs tarifs augmenter au 1er février…

A.Ch.

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Illustration de la conduite de nuit à un péage autoroutier.
Illustration de la conduite de nuit à un péage autoroutier. — LANCELOT FREDERIC/SIPA

Les automobilistes pourraient être surpris en passant au péage. Alors que le gouvernement a annoncé le gel des tarifs des péages au 1er février, certains tronçons d’autoroute ont bel et bien augmenté le prix du passage. Les réseaux détenus par «les sociétés ADELAC (A41 Nord), ALICORNE (A88), ARCOUR (A19), A'LIENOR (A65), ALIS (A28), ATLANDES (A63), ATMB, CEVM, CCI du Havre, SFTRF» ont changé leurs tarifs, a précisé l’Association des sociétés françaises d'autoroutes (Asfa) dans un communiqué.

Recours des sociétés d’autoroute

Destiné à «rendre aux automobilistes un peu de justice et d'équité tarifaire», d’après la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, le gel des tarifs sur les principales autoroutes a évité aux conducteurs de subir une augmentation de 0,57% en moyenne, reflet de l’inflation et des investissements réalisés par les concessionnaires. Ceux-ci n’ont pas apprécié le coup de semonce du gouvernement: et ils ont annoncé le 27 janvier le lancement d'une procédure contre l'Etat, estimant que la suspension de la hausse des péages autoroutiers était une «décision unilatérale qui décrédibilise de façon durable la signature de l'État pour les contrats de partenariat public-privé».

L'Asfa a également dénoncé le fait d'avoir appris «par la presse, au mépris des règles de communication financière imposées par l'Autorité des marchés financiers, la décision de geler l'augmentation contractuelle des tarifs prévue le 1er février prochain, destinée à compenser des investissements (que les concessionnaires) engagent à la demande de l'État, ainsi que des taxes perçues sur les usagers». Le gouvernement attend pour sa part la fin de l’examen par les parlementaires d’un projet d’accord négocié entre l’Etat et les concessionnaires d’autoroute pour revoir sa politique tarifaire.