Aisne: Un parent porte plainte après l'audition de son fils de 9 ans pour apologie du terrorisme

JUSTICE Selon le procureur, l'enfant n'a pas tenu les propos qui lui étaient prêtés...

20 Minutes avec AFP

— 

Le procureur de la République, Jean-Baptiste Bladier.
Le procureur de la République, Jean-Baptiste Bladier. — F.NASCIMBENI / AFP

Après Nice, Villers-Cotterêts. Un enfant de neuf ans a été entendu dans l'Aisne par la gendarmerie le 15 janvier car un témoin affirmait qu'il avait crié «Allah akbar» pendant une minute de silence en hommage à Charlie Hebdo. Mais ici, c'est apparemment faux, et son père a décidé de porter plainte pour diffamation.

Les soupçons pesant sur l'enfant «sont sur le plan de la matérialité des faits totalement infondés», a affirmé à l'AFP le procureur de Soissons, Jean-Baptiste Bladier, vendredi soir. «On est dans une cantine municipale qui accueille plusieurs écoles, pendant la minute de silence il n'y a aucun témoin qui entend ce garçon de neuf ans venir dire ''Allah akbar, vive le Coran''. C'est un autre enfant qui vient (le) dire après coup à sa mère qui est l'une des employées de la cantine, qui le dit à la personne qui encadre la cantine, un signalement est rédigé, (...) on prévient la brigade de gendarmerie», a détaillé le procureur.

Dénonciation calomnieuse et diffamation

L'enfant avait été entendu le 15 janvier par la gendarmerie de Villers-Cotterêts, en présence de son père, dans le cadre d'une enquête pour apologie du terrorisme.

Mécontent, le père dépose plainte le 23 janvier pour dénonciation calomnieuse et diffamation, a ajouté le procureur, qui a souhaité que les conclusions de l'enquête servent pour l'avenir à «éviter de s'emballer inutilement».