Bygmalion: Perquisitions chez le préfet Lambert, ex-directeur de campagne de Sarkozy

ENQUETE Son domicile parisien et son bureau à la préfecture de Lozère ont été visités par les enquêteurs...

20 Minutes avec AFP

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Passants devant le siège de l'UMP à Paris le 29 novembre 2014.
Passants devant le siège de l'UMP à Paris le 29 novembre 2014. — ELIOT BLONDET / AFP

A chaque semaine son perquisitionné dans l'affaire Bygmalion. Des perquisitions ont visé ce jeudi l'ex-directeur de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, Guillaume Lambert, désormais préfet de Lozère, dans le cadre de l'affaire Bygmalion, a appris l'AFP de sources proches de l'enquête.

La semaine dernière, Jean-François Copé perquisitionné

« Le domicile parisien de Guillaume Lambert et son bureau à la préfecture de Lozère ont fait l'objet de perquisitions », ont expliqué ces sources. Il y a six jours, ce sont les bureaux et domicile de Jean-François Copé, ex-secrétaire général de l'UMP, qui étaient perquisitionnés. La veille, le député UMP Philippe Briand, l'ancien trésorier de la campagne de Sarkozy, perdait son immunité parlementaire.

Dans cette affaire de fausses factures qui ont permis de dissimuler des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle de 2012, les enquêteurs cherchent à déterminer quelle connaissance les responsables politiques avaient de la fraude.

>> Notre diaporama par ici: Les hommes de l'affaire Bygmalion

Les enquêteurs de l'office anticorruption de la police judiciaire, qui disposent de nombreux éléments comptables et de témoignages, ont la conviction qu'Event et Cie, filiale de Bygmalion, a adressé à l'UMP et « à sa demande » pour 18,5 millions d'euros de fausses factures en 2012, selon une source policière. L'objectif était d'imputer ces factures à l'UMP pour « dissimuler les réelles dépenses » de la campagne et ne pas crever le plafond légal de 22,5 millions d'euros, selon cette source.

Mi-juin, Guillaume Lambert avait adressé un courrier au procureur de Paris, chargé de l'affaire, pour réaffirmer qu'il n'avait pas connaissance d'un système de fausses factures destiné à faire prendre en charge indûment par l'UMP des meetings de la présidentielle. Ce système a en revanche été reconnu par l'ex-directeur adjoint de la campagne Sarkozy, Jérôme Lavrilleux, et par la société Bygmalion.