Permis de conduire: Le point sur la réforme prévue dans la loi Macron

LOIS Les débats à l’Assemblée nationale ont commencé…

W.M.

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Illustration du permis de conduire.
Illustration du permis de conduire. — LCHAM/SIPA

Le débat sur la réforme du permis de conduire prévue dans la loi Macron a débuté mercredi soir à l’Assemblée nationale. Majorité et opposition se sont rejeté la responsabilité de la réforme que le ministre de l’Economie lui-même a reconnue comme «incomplète». «Mais si les premiers petits pas avaient été pris plus tôt, on aurait pu aller plus loin», a-t-il ajouté. 20 Minutes fait le point sur la réforme, avant que les débats sur le permis ne reprennent vendredi.

>> Lire l'interview de Bernard Cazeneuve: «Je fais la réforme du permis avant tout pour les jeunes»...

Le constat

Le délai d’attente moyen pour se présenter à l’examen était de 98 jours en 2013. C’est deux fois plus que la moyenne européenne. Sans compter que les délais varient fortement d’une région à l’autre (plus de 5 mois en Ile-de-France, moins d’un mois dans le Limousin). Conséquence, le coût du permis est de plus en plus cher (1.600 euros en moyenne)

Ce que le gouvernement prévoit

Pour réduire ce délai et donc son coût, l’article 9 du projet de loi Macron propose de décharger les inspecteurs d’une partie de leurs activités en confiant le passage de l’épreuve théorique (le code) à des organismes privés et agréés. Le gouvernement veut aussi déléguer le passage du permis poids lourds à l’Education nationale.

Ce que ça va changer

Le recentrage des inspecteurs sur l’épreuve pratique du permis B correspondrait à 170.000 places d’examen. Si l’on ajoute la réduction de la durée de l’épreuve, de 35 à 32 minutes depuis le 1er août, au total, 280.000 places seront libérées.

Est-ce suffisant?

Sans doute pas. Cette réforme ne suffira pas face au stock existant et au flux de nouveaux candidats chaque année. Le député UDI Jean-Christophe Fromantin chiffre à 1,5 million le nombre de candidats sans place d’examen.