Chômage: Pour Force Ouvrière, il y a un «problème d'orientation économique»

ECONOMIE Jean-Claude Mailly déplore les errements du gouvernement Hollande en matière de politique économique…

20 Minutes avec AFP
— 
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, le 16 juin 2014 à Paris
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, le 16 juin 2014 à Paris — Stephane de Sakutin AFP

Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a estimé mercredi qu'il y avait «un problème d'orientation économique» en France, au lendemain de la publication des chiffres du chômage en 2014. «La logique même du pacte de responsabilité n'est pas bonne», a-t-il précisé sur France 2.

Selon lui, les «50 milliards d'euros» de «réduction des dépenses publiques et sociales» vont «avoir un effet récessif, tout le monde le dit, au moins à court terme». «Il faut rebooster l'économie, redonner confiance, savoir où on va et là, ce n'est pas le cas», a-t-il ajouté.

«On ne peut pas attendre en permanence de l’extérieur»

Le nombre des demandeurs d'emploi sans aucune activité a atteint en décembre 3,496 millions en métropole, soit 8.100 personnes de plus en un mois et 189.100 de plus sur l'année 2014, selon les statistiques de Pôle emploi publiées mardi.

« Quand vous avez une croissance très faible », « un pouvoir d'achat qui est en berne, quand beaucoup d'entreprises vous disent qu'elles ont des problèmes de demande (...), on a un chômage qui malheureusement augmente », a déploré M. Mailly.

« Et on ne peut pas attendre en permanence de l'extérieur, sur le niveau de l'euro, sur les taux d'intérêt ou sur la baisse des prix du pétrole, pour (...) que la croissance revienne chez nous ».

La loi Macron? «Une loi fourre-tout»

Le patron de FO a renouvelé ses critiques de la loi Macron, en débat actuellement à l'Assemblée nationale, évoquant une «loi fourre-tout, avec une logique de fond qui est une logique libérale». Il a mis en doute l'impact sur l'emploi de l'extension de l'ouverture de magasins le dimanche, que « personne n'est capable (...) de mesurer».

«On a demandé à être reçus par les groupes » à l'Assemblée nationale, a-t-il signalé. « L'UMP nous a reçus» mais pas le groupe socialiste. Son chef de file, Bruno Le Roux, ne «veut pas qu'on s'exprime devant l'ensemble des députés. Il ne doit pas être très sûr de lui».