Grève des routiers: Le gouvernement demande la convocation jeudi d'une réunion patronat/syndicats

SOCIAL Le dialogue est rompu entre patronat et syndicat depuis presque une semaine...

20 Minutes avec AFP

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Les routiers bloquent la zone industrielle situee pres de l aeroport de Nantes a Bouguenais le 26 01 2015. Ils demandent une revalorisation  des salaires. /SALOM-GOMIS_175402/Credit:SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA/1501261804
Les routiers bloquent la zone industrielle situee pres de l aeroport de Nantes a Bouguenais le 26 01 2015. Ils demandent une revalorisation des salaires. /SALOM-GOMIS_175402/Credit:SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA/1501261804 — SIPA

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, a demandé mardi la convocation d'une réunion jeudi entre syndicats de routiers et fédérations patronales, qui disent être prêtes à accepter la nomination d'un médiateur pour renouer le dialogue. Alain Vidalies, dans un communiqué de presse, «demande au président de la commission mixte paritaire de réunir les partenaires sociaux jeudi 29 janvier au matin afin d'examiner les conditions de la reprise du dialogue social».

«La solution exige un dialogue social approfondi».

«Le Gouvernement reste attentif à la situation sociale dans le secteur du transport routier et souhaite la reprise du dialogue», souligne encore le secrétariat d'Etat, précisant qu'il «existe dans cette branche professionnelle de nombreux chantiers, dont la solution exige un dialogue social approfondi».

>> A quoi ressemble la vie d'un routier? 

Patrons d'accord pour la nomination d'un médiateur sous conditions

Les fédérations patronales du transport routier (FNTR, TLF et UNOSTRA) se sont dites prêtes mardi à accepter la nomination d'un médiateur pour renouer le dialogue avec les syndicats, à condition que ces derniers renoncent «à toute pression revendicative en cours de discussions». Ils devront aussi accepter d'élargir le champ des discussions à l'ensemble des «chantiers professionnels» (protection sociale, classifications métiers, formation professionnelle, etc.) de la branche, sans se focaliser sur les seules négociations salariales, selon elles.

L'intersyndicale (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) à l'origine de blocages depuis le 18 janvier, avait demandé lundi «au gouvernement la nomination urgente d'un médiateur dans le conflit qui les oppose à la partie patronale», jugeant qu'il était «urgent d'agir pour faire revenir l'ensemble des parties à la table des négociations». Mardi, l'intersyndicale a poursuivi ses actions de blocage visant des grands groupes de transport routier et de logistique, notamment à Nantes, Rennes, Dunkerque et Bordeaux.

Des actions coups de poings à partir de mercredi

Les syndicats réclament une augmentation de 5% pour tous les salariés du transport routier. Le patronat a proposé une revalorisation de 1% pour les cadres et de 2% pour les coefficients les plus bas de la convention collective, actuellement sous le Smic. La CFDT Transport, majoritaire dans la profession, a décidé de mener d'autres actions coups de poing parallèlement à ceux de l'intersyndicale à partir de mercredi matin.