Affaire Bettencourt: Le procès reprend ce mardi matin

JUSTICE Le tribunal correctionnel de Bordeaux a rejeté la Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par deux avocats de la défense, permettant aux débats de reprendre…

20 Minutes avec AFP

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Francoise Bettencourt Meyers quitte le palais de justice de Bordeaux, accompagnée de son fils Jean-Victor et du tuteur de Liliane Bettencourt Olivier Pelat, le 26 janvier 2015
Francoise Bettencourt Meyers quitte le palais de justice de Bordeaux, accompagnée de son fils Jean-Victor et du tuteur de Liliane Bettencourt Olivier Pelat, le 26 janvier 2015 — Mehdi Fedouach AFP

Le tribunal correctionnel de Bordeaux a poursuivi mardi, comme prévu initialement, l'audience du premier procès de «l'affaire Bettencourt» après avoir rejeté mardi la Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par deux avocats de la défense.

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Cette QPC «ne revêt pas un caractère sérieux»

Le président du tribunal, Denis Roucou, a estimé que la question soulevée par les défenseurs du photographe François-Marie Banier et de Patrice Maistre, ancien confident de Liliane Bettencourt, « ne revêt pas un caractère sérieux » et que par conséquent « il n'y a pas lieu de transmettre à la Cour de cassation».

Cette QPC tournait autour de la possibilité ou non d'être poursuivi à la fois pour un fait principal (ici «l'abus de faiblesse») et son «blanchiment», comme le sont les deux hommes.

De nouvelles procédures pour faire reporter le procès

Une fois purgée cette demande de QPC - qui aurait suspendu les débats si elle avait été acceptée - l'audience s'est poursuivie par de nouvelles demandes d'avocats de la défense visant à faire reporter le procès. Cette guérilla de procédure devrait notamment tourner autour de Claire Thibout, ex-comptable de la richissime héritière du groupe L'Oréal et principal témoin à charge dans ce dossier d'abus de faiblesse.

Son avocat a transmis lundi au tribunal le certificat médical d'un psychiatre évoquant un état «incompatible» avec le fait de venir témoigner, «pour une durée indéterminée», au grand dam de la défense.

Car Claire Thibout, visée par une plainte de François-Marie Banier et Patrice de Maistre, a été mise en examen fin 2014 à Paris, dans une procédure distincte, pour «faux témoignages», par le juge d'instruction Roger Le Loire. Et les avocats des deux prévenus souhaitent saisir cette opportunité pour demander un sursis à statuer -- c'est-à-dire un renvoi sine die -- en attendant la suite de l'instruction parisienne sur l'ex-comptable de 56 ans.

Une expertise sur l'état de santé de Claire Thibout demandée

Mardi matin, avant même de se prononcer sur la QPC, le président Denis Roucou a ordonné une expertise sur l'état de santé de Claire Thibout afin de déterminer s'il permet qu'elle témoigne à la barre, voire par visio-conférence. Le résultat de cette expertise est attendu d'ici le 1er février, avant que le tribunal n'aborde le fond du dossier.