Auschwitz, 70 ans après: Des survivants mettent en garde contre une «nouvelle vague d'antisémitisme»

COMMEMORATIONS Les commémorations se déroulent sur fond de craintes de montée de l'antisémitisme en Europe...

FV, OG et CP

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Une perspective du camp d'Auschwitz, à l'occasion du 70e anniversaire de sa libération.
Une perspective du camp d'Auschwitz, à l'occasion du 70e anniversaire de sa libération. — Tim Rooke/REX/SIPA

«Tout cela est frais dans ma mémoire. Mes proches ont brûlé. Même leurs photos», a raconté une ancienne prisonnière du camp d'extermination d'Auschwitz en Pologne. Témoins de l'horreur et puissants du monde ont rendu un hommage vibrant aux victimes des nazis, 70 ans après la libération du camp d'extermination. Des commémorations qui n'ont pas nié les craintes face à la montée de l'antisémitisme en Europe. «Antisémites, extrémistes radicaux et fanatiques religieux» commettent de nouveau des crimes», a averti le réalisateur Steven Spielberg qui participait à ces hommages. En marge de ces commémorations, François Hollande a annoncé mardi matin des mesures pour renforcer les sanctions et lutter contre les actes antisémites. Ainsi, le Président a souhaité «généraliser la caractérisation raciste et antisémite comme circonstance aggravante d'un délit».
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19h25: Bobigny aspire à devenir un lieu de mémoire

Choisie par les nazis pour sa discrétion, la gare de déportation de Bobigny est longtemps restée un terrain en friche, abandonné à un ferrailleur et aux herbes folles. Elle aspire à devenir un lieu de mémoire, à l'image de Drancy à 3 km de là.

A partir de 1942, les Juifs sont internés au camp de Drancy et déportés depuis la gare du Bourget. Mais, en raison de la présence de voyageurs, les nazis lui préfèrent, dès l'été 1943, celle de Bobigny, désaffectée et peu visible. De là, les trains rejoignent le noeud ferroviaire de Noisy-le-Sec puis la voie de l'Est, en direction du Reich. Jusqu'à leur destination finale, 53 heures plus tard.

La gare de Bobigny est donc «la dernière image qu'ils ont emportée de la France», explique Anne Bourgon, chargée de mission sur le patrimoine à la mairie. «Le choix de Bobigny correspond à un moment de reprise en main de la "solution finale" par les nazis», qui décident de «déporter également les Juifs français, avec l'aide des préfets», poursuit l'historienne. «Dès lors, il y a un souci plus grand de cacher ces départs pour les camps d'extermination.»
 

17h55 : Un nouveau Mémorial à Londres

Londres va accueillir un nouveau mémorial de la Shoah, a annoncé le Premier ministre britannique. Le mémorial, dont l'emplacement reste à déterminer, sera construit au côté d'un nouveau centre pédagogique afin de «commémorer et instruire» l'histoire de la Shoah et faire en sorte qu'elle ne soit «jamais oubliée», a souligné David Cameron.

17h50 : Plus d'un million de personnes ont péri dans le camp
17h47 : Une bougie en mémoire des victimes
Les chefs d'Etats et de gouvernement déposent une bougie devant les plaques commémoratives.
17h32 : Les chefs d'Etat se dirigent vers le monument aux victimes
Ce monument est situé près des chambres à gaz. La nuit est tombée, les chefs d'Etat et de gouvernement présents aux commémorations traversent les fameuses voies ferrées d'Auschwitz, qui menaient les victimes vers la mort, pour se rendre jusqu'au monument.
17h17 : Prière pour les victimes
Une prière faisant partie du rite funéraire juif est faite en hommage aux victimes. Les camps d'extermination sont cités dans cette prière. Quelque 1,1 million de personnes ont été exterminées à Auschwitz-Birkenau.
17h06 : Barack Obama souligne «le devoir de condamner la résurgence de l'antisémitisme»
«Les récentes attaques terroristes survenues à Paris nous rappellent de façon douloureuse notre devoir de condamner et de combattre la résurgence de l'antisémitisme sous toutes ses formes, que ce soit par la négation ou la banalisation de l'Holocauste», a déclaré le président américain dans un communiqué. Il a appelé la communauté internationale à faire en sorte que ce génocide «ne se reproduise plus jamais».
16h59 : Il appelle à la tolérance
«Les lieux de culte doivent être des lieux d'amour, dit-il. On ne doit pas y prêcher le crime au nom d'un Dieu. Tous les pays doivent dire que la haine est un crime [...] C'est le silence et l'indifférence du monde qui ont permis l'existence d'Auschwitz. Ne permettez pas que cela se reproduise.»
16h53 : Un survivant affirme que «les gens ont peur de porter la kippa»
Faisant référence à l'attaque du supermarché casher à Paris il y a trois semaines, ce survivant affirme que «les Juifs en Europe, une fois de plus, sont attaqués parce que juifs. Petit à petit, la démonisation des juifs revient [...] et s'est insinuée dans le discours public. On a l'impression non pas d'être en 2015 mais en 1933. Les gens ont peur de porter la kippa, à Paris, Budapest ou Berlin.» Il dénonce «une nouvelle vague d'antisémitisme».
16h48 : Vidéo de la cérémonie au Mémorial de la Shoah
L'Elysée a mis en ligne l'intervention, en vidéo, du président ce matin au Mémorial de la Shoah, à Paris.
16h28 : Le président polonais exprime «respect et reconnaissance» aux soldats soviétiques

Le président polonais Bronislaw Komorowski a exprimé mardi «respect et reconnaissance» aux soldats soviétiques qui ont libéré Auschwitz, tout en condamnant «les deux totalitarismes» nazi et soviétique. Ce camp, «c'est un lieu maudit, une plaie qui reste ouverte à jamais».

16h22 : Un de nos internautes rappelle l'existence du seul camp de concentration sur le territoire français
Notre internaute souligne : «A tous ceux qui ne peuvent aller en Pologne, il existe un camp en Alsace : le «Struthof» à visiter ! Sur ces massacres (comme pour beaucoup d'autres, le Rwanda par exemple), il y aurait probablement beaucoup à dire et à connaître, notamment pourquoi ils ont existé et perduré si longtemps sans intervention des Etats "libres"».
16h16 : Un ancien prisonnier témoigne
«Oublier ce que j'ai vécu ici, ne serait-ce qu'une seconde, est impossible. C'est ici que les Allemands accueillaient leurs «invités» pour les maltraiter. On séparait les familles, souvent à jamais. Les gardiens nous fouettaient, nous mordaient. 70 ans plus tard, cette cruauté quotidienne est toujours gravée dans mon esprit.»
«Il y avait des cavadres ambulants, cette puanteur dans l'air. Beaucoup d'entre nous sont venus ici et ont quitté le camp par les cheminées. Les pleurs déchirants des enfants séparés de leur mère... ces cris continueront à résonner dans mes oreilles.»
 
16h07: Valls «intraitable» face à l'antisémitisme
Le Premier ministre Manuel Valls a assuré qu'il fallait être «intraitable» sur les sanctions à opposer à l'antisémitisme et que «la loi permettra que la sanction soit beaucoup plus impitoyable car nous savons que les mots tuent».

«Que 70 ans après on crie de nouveau mort aux juifs dans les rues de Paris, que 70 ans après on tue des Français parce qu'ils sont juifs, 70 ans après que des enfants à l'école disent que leur ennemi c'est le juif, que 70 ans après malgré les témoignages et le travail de mémoire qui a été fait il y ait encore cet antisémitisme, que 70 ans après à l'antisémitisme traditionnel naisse un autre antisémitisme sur fond de misère, sur fond de haine d'Israël, sur fond de rejet de l'autre, c'est contre ça que nous devons nous rebeller», a-t-il déclaré lors des questions au gouvernement.

15h59: Une ancienne prisonnière témoigne
«J'avais 14 ans. Nous avons dû porter du bois pour les fours crématoires. Ma mère était devenue inerte, sans forces (...). Tout cela est frais dans ma mémoire. Mes proches ont brûlé. Même leurs photos.»
«On peut avoir peur quand on entend nier la Shoah. Le mal d'Auschwitz n'a pas encore été bien expliqué, puisque le racisme et l'antisémitisme ne sont pas morts, puisque des gens sont décapités parce qu'ils sont différents. Je reste bouche bée face à ce qui se passe aujourd'hui encore. Sachons être vigilants et anticiper sur le mal encore à l'oeuvre.»
15h48 : Un webdocumentaire sur Auschwitz
Najat Belkacem, qui assiste aux cérémonies, avait préfacé la réédition de l’Album d’Auschwitz par le réseau Canopé et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
Ce webdocumentaire sur Auschwitz est visible à cette adresse
15h34 : La cérémonie commence
Les commémorations des 70 ans de la libération d'Auschwitz débutent.

C'est l'armée soviétique qui a libéré le camp en 1945, où quelque 1,1 million de personnes avaient été exterminées, un million de Juifs de différents pays d'Europe, des Polonais, des Tsiganes et des Russes, notamment.

D'anciens prisonniers et prisonnières, ainsi qu'un représentant des «Piliers du souvenir» - les donateurs généreux du Musée - prononceront de brèves allocutions. Puis retentiront le son du chofar, une corne utilisée dans les rituels israélites, et des prières juives pour les défunts.
 
14h59 : Steven Spielberg met en garde contre l'antisémitisme
La veille des commémorations, le réalisateur américain a affirmé dans un discours à l'adresse de survivants d'Auschwitz que les Juifs étaient encore aujourd'hui confrontés aux «démons vivaces de l'intolérance». «Antisémites, extrémistes radicaux et fanatiques religieux» commettent de nouveau des crimes, a-t-il averti. Le réalisateur de La liste de Schindler s'est aussi inquiété de l'existence de «pages Facebook qui identifient les Juifs et leur position géographique avec l'intention de les attaquer».
14h54 : Le musée d'Auschwitz retransmet les commémorations en direct
Vous pourrez les suivre à cette adresse
 
14h15 : Au lendemain de la libération du camp en 1945, silence radio dans la presse
Dans la presse française de l'époque, le silence est général après la libération des camps. Dans Le Monde, la libération d'Auschwitz par l'Armée rouge est annoncée par une simple brève en bas de page. Idem dans Le Figaro. Il faudra attendre plusieurs semaines - et le retour des rescapés - avant de pouvoir lire des articles plus étoffés.

13h46: Poutine qualifie d'«inacceptable» toute «tentative de réécrire l'Histoire»

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié mardi d'«inacceptable» toute «tentative de réécrire l'Histoire», lors d'une cérémonie à Moscou au musée du Judaïsme pour le 70e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz.
«Souvent, derrière ces tentatives il y a le désir de cacher sa propre honte, la honte de sa lâcheté, hypocrisie et trahison, de cacher sa complicité tacite, passive ou active avec les nazis», a déclaré le chef de l'Etat russe qui accuse régulièrement les autorités ukrainiennes et les Occidentaux de réécrire l'Histoire. Poutine ne participe pas aux célébrations organisées en Pologne pour l'anniversaire de la libération d'Auschwitz.
 
 

13h26: La carte des camps de concentration et d'extermination
 


 

12h24 Le point sur les dirigeants présents ce mardi à Auschwitz

Outre François Hollande, les présidents allemand Joachim Gauck et ukrainien Petro Porochenko, et le secrétaire américain au Trésor Jack Lew, ainsi que les familles royales belge et néerlandaise, notamment, doivent assister à la cérémonie principale à Auschwitz mardi après-midi. La Russie doit être représentée par le chef de l'administration présidentielle Sergueï Ivanov. Le président Vladimir Poutine n'a pas souhaité se déplacer - alors qu'il l'avait fait en 2005 - n'ayant pas été officiellement invité.

12h20 Quelques détails sur le déroulement de la cérémonie cette après-midi en Pologne

A Auschwitz, les premières cérémonies ont commencé dès ce matin mais la cérémonie principale est prévue à partir de 15h30 (heure de Paris), sous une tente dressée à l'entrée du camp d'Auschwitz II - Birkenau.
D'anciens prisonniers et prisonnières, ainsi qu'un représentant des «Piliers du souvenir» - les donateurs généreux du Musée - prononceront de brèves allocutions. Puis retentiront le son du chofar, une corne utilisée dans les rituels israélites, et des prières juives pour les défunts. Les participants se rendront à pied au monument aux victimes de Birkenau, distant de moins d'un kilomètre, pour y observer une minute de silence avant de déposer des fleurs et d'allumer des cierges.

12h12 Le président tchèque compare le groupe Etat islamique «à l'Allemagne nazie du début des années 1930»

«Ce qui nous menace, c'est un super Holocauste qui ne frapperait pas six millions de Juifs mais des centaines de millions de personnes de différentes religions, des athées et mêmes des musulmans», a déclaré Milos Zeman à Prague, lors d'un forum à l'occasion du 70e anniversaire de la libération du camp nazi d'Auschwitz-Birkenau et de la Journée internationale du souvenir des victimes de l'Holocauste. Pour l'empêcher un nouvel Holocauste, «il nous faut une action internationale coordonnée au niveau international, sous l'égide du Conseil de sécurité de l'ONU, avec la participation, si possible, de tous les membres permanents du Conseil», a-t-il ajouté.

12h10 La ville de Paris a mis en ligne une exposition photo pour commémorer la libération des camps


12h05 L'histoire des rares clichés des camps d'extermination, retracée par nos confrères de France Inter

 

11h40 La garde des Sceaux Christiane Taubira, rend hommage aux rescapés sur Twitter

11h33 «Pas d'identité allemande sans Auschwitz», pour le président allemand Gauck
«Il n'y a pas d'identité allemande sans Auschwitz. La mémoire de l'Holocauste demeure l'affaire de tous les citoyens qui vivent en Allemagne», a martelé Joachim Gauck lors d'un discours d'hommage aux victimes du nazisme devant les députés du Bundestag, en présence de la chancelière Angela Merkel.
10h52 : Fin du discours
Le président a terminé son allocution. Il doit se rendre dans l'après-midi à Auschwitz à l'occasion du 70e anniversaire de la libération de ce camp de la mort nazi.
10h49 : «La France ne tolérera aucun outrage. Cela vaut pour tous les cultes»
«La France rassemblée et unie n'empêche pas les différences, légitimes, le débat démocratique, nécessaire. Mais au-delà de tout, il y a la République, une et indivisible. A vous mes concitoyens, je veux vous dire que la France protégera tous ses enfants, qu'elle ne tolérera aucune insulte, aucun outrage, aucune profanation. Cela vaut pour tous les cultes.»
«Je salue les représentants de l'islam de France, qui se joignent à nous. Nul ne peut être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses.»
10h47 : Un «plan global contre le racisme et l'antisémitisme»
Face aux théories du complot relayées sur internet, il appelle à une «régulation du numérique». En cas de propos antisémite ou raciste, «les opérateurs internet ne peuvent plus fermer les yeux, ou ils seront complices».
La France va se aussi joindre à l'appel lancé aujourd'hui contre le négationnisme.
Enfin, un «plan global de lutte contre le racisme et l'antisémitisme» va être lancé fin février.
10h46 : Le rôle de l'école
Deuxième réponse : «la transmission, la connaissance, le savoir. C'est le rôle de l'école». Il faut «que rien ne puisse être interprété». «L'un des instruments pour désamorcer cette ignorance, c'est l'enseignement de l'histoire de la Shoah. Elle est au programme du CM2, de la 3ème, et de la 1ère. Elle doit pouvoir être enseignée partout, sans aucune restriction».
«Le Mémorial doit prendre aussi toute sa part».
10h43 : Sécurité et renforcement des sanctions
«Face aux menaces (antisémites), la première réponse c'est la sécurité». «Le gouvernement de Manuel Valls a pris les dispositions qui convenaient pour que les synagogues, les commerces, les écoles, les centres culturels de la communauté juive soient protégés», a rappelé le locataire de l'Elysée.
«Je veux aller plus loin, en améliorant la visibilité et l'efficacité des sanctions: ce qui supposera de généraliser la caractérisation raciste et antisémite comme circonstance aggravante d'un délit, et sortir la répression de la parole raciste et antisémite du droit de la presse pour l'intégrer au droit pénal général». «Et pour que la sanction soit l'occasion d'une prise de conscience, des peines alternatives à valeur pédagogique exemplaire seront prononcées».
 
10h42 : Aux Juifs de France, «la France est votre patrie»
François Hollande s'adresse aux Juifs de France : «Votre place est ici, chez vous. La France est votre patrie». «Si le terrorisme vous incitait à vous éloigner de la France, de la culture française, la langue française, alors le terrorisme aurait atteint son but». Il faut que les Juifs de France «soient pleinement chez eux en France» sans s'y sentir «menacés» ou «isolés».
10h38 : La montée des actes antisémites, «une réalité insupportable»
«Comment après la Shoah, l'antisémitisme peut-il encore resurgir ?» Il y a deux semaines, «4 hommes sont morts dans un Hyper Casher, pour les mêmes motifs (...). Non pour ce qu'ils avaient fait, mais pour ce qu'ils étaient : juifs».
«La montée des actes antisémites est une réalité insupportable».
 
10h35 : 40 millions de documents
«40 millions de documents ont été rassemblés au Mémorial», un «lieu de transmission, de vigilance et de clairvoyance» et qui accueille «200.000 visiteurs chaque année».
 
10h35 : 40 millions de documents
«40 millions de documents ont été rassemblés au Mémorial», un «lieu de transmission, de vigilance et de clairvoyance» et qui accueille «200.000 visiteurs chaque année».
Comment après la Shoah, l'antisémitisme peut-il encore resurgir ?
10h : Après eux,  «la République française n'oubliera jamais»
«Vous avez décidé de faire de votre cauchemar une leçon». «Vous êtes le visage de l'humanité que les bourreaux voulaient supplicier.»
«Je sais ce qui vous tourmente : "Qui parlera des camps, qui parlera de la Shoah, quand vous ne serez plus là ?". Je vous fais une promesse : la République française n'oubliera jamais», notamment grâce aux «textes et documents».
10h30: Les derniers témoins
Au Memorial de la Shoah, le nom des victimes «figure pour toujours». Aux survivants présents, il dit : «Vous êtes les derniers témoins. Je veux vous exprimer toute ma reconnaissance, toute la gratitude de la nation pour le devoir que vous vous êtes infligé, un de plus, pour témoigner, dire, raconter».
10h27 : «6 millions de morts»
«Ce crime fut unique par son ampleur : 6 millions de femmes et d'hommes exterminés parce que juifs», dont 1,5 million d'enfants. C'était «plus de tiers de la population juive dans le monde». C'était «un crime unique par sa méthode, bureaucratique, industrielle».
Un crime unique aussi «par sa nature : il s'agissait de détruire les preuves», «il s'agissait de maquiller l'horreur pour qu'elle soit menée jusqu'à son terme. Tous les juifs devaient mourir. Les cadavres étaient brûlés comme au Moyen-Age».
10h25 : François Hollande commence son discours
«Le 27 janvier est une date à jamais gravée dans la mémoire de l'humanité». Il évoque «la révélation de l'horreur» le 27 janvier 1945 à l'ouverture du camp, tandis que d'autres milliers de Juifs entamaient «les marches de la mort».
10h09 : Le 27 janvier 1945, l'Armée Rouge libérait le camp d'Auschwitz-Birkenau
Retour en images, avec les archives de l'Ina, sur ce qu'a découvert l'Armée Rouge en venant libérer les quelque 7.000 survivants du camp d'extermination.
Parmi eux figurait Primo Levi. Deux ans plus tard, il écrivait Si c'est un homme,  témoignage majeur et glaçant de son expérience dans le camp.

10h03 : François Hollande rend hommage aux victimes au Mémorial de la Shoah
Le président dépose une gerbe de fleurs dans la crypte du Mémorial de la Shoah à Paris en hommage aux victimes. Il observe une minute de silence.
Quelque 76.000 Juifs de France ont été déportés sous le régime collaborationniste de Vichy.
9h59 : Les actes antisémites ont doublé en un an
Le nombre des actes antisémites a doublé (+101%) en 2014 par rapport à 2013 en France, avec même une augmentation de 130% des actes avec violences physiques, a annoncé mardi le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).
851 actes antisémites ont ainsi été recensés en 2014, contre 423 en 2013. Le Crif, qui cite des chiffres du Service de protection de la communauté juive (SPCJ) basés sur des données du ministère de l'Intérieur, estime que «le point critique a largement été dépassé».

9h45 : François Hollande prononcer une allocution au Memorial de la Shoah
En France, le président de la République prononcera une allocution ce matin au Mémorial de la Shoah à Paris, avant de s'envoler pour la Pologne pour assister aux commémorations des 70 ans de la libération du camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau.