Libérée, l'humanitaire française enlevée en Centrafrique se sent «légère»

OTAGES Mais Claudia Priest a été «choquée» par la violence de son enlèvement...

20 Minutes avec AFP

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L'humanitaire française qui avait été enlevée lundi à Bangui par des miliciens anti-balaka a été libérée, le 23 janvier 2015.
L'humanitaire française qui avait été enlevée lundi à Bangui par des miliciens anti-balaka a été libérée, le 23 janvier 2015. — FRENCH FOREIGN MINISTRY / AFP

Le nombre d'otages français dans le monde retombe à zéro. Claudia Priest, la Française enlevée lundi à Bangui, la capitale de Centrafrique, est libre, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius ce vendredi en début de soirée.

Un collègue centrafricain de Claudia Priest enlevé en même temps qu'elle a également été libéré, a précisé l'entourage du ministre, ajoutant que Laurent Fabius s'était entretenu par téléphone avec la Française, qui « va bien ».

« Je remercie le gouvernement centrafricain, les autorités religieuses et notamment l'archevêque de Bangui qui a activement contribué à sa libération », a indiqué Laurent Fabius dans un communiqué, sans fournir plus de détails sur les modalités de cette libération.

«On m'a frappé à la tête»

«Je suis bien, je me sens bien, je me sens légère et surtout je suis contente d'être sortie de cette brousse», s'est-elle réjouie sur France 2 dans la soirée. «On était au milieu de nulle part sans pouvoir communiquer, il n'y avait pas de réseau ni rien», a-t-elle précisé. En revanche, elle s'est dit «choquée» par la brutalité de son enlèvement. «On m'a frappée à la tête, on me serrait tellement les bras que j'en ai des bleus. Je suis tombée, on m'a traînée au sol».

Claudia Priest, 67 ans, et un autre employé humanitaire centrafricain avaient été enlevés lundi à Bangui par des miliciens anti-balaka. Une employée expatriée de l'ONU avait été enlevée le lendemain, et libérée après avoir été retenue quelques heures par des anti-balaka.

Ces derniers sont des milices principalement chrétiennes qui se sont formées pour lutter contre les rebelles, essentiellement musulmans, de la coalition Séléka qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant d'en être chassée en janvier 2014. Les deux camps sont accusés d'avoir commis de graves exactions.