Le fils de l'humanitaire française enlevée en Centrafrique confie son «angoisse»

ENLEVEMENT Mais il assure faire une «entière confiance» aux négociateurs...

20 Minutes avec AFP

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Des soldats de la force Eufor en patrouille à Bangui, le 19 janvier 2015 en RDC
Des soldats de la force Eufor en patrouille à Bangui, le 19 janvier 2015 en RDC — AFP

Le fils de l'humanitaire française enlevée lundi à Bangui par une milice chrétienne anti-balaka a confié jeudi vivre dans «l'angoisse» mais faire «entière confiance» aux interlocuteurs qui mènent les négociations pour obtenir la libération de sa mère. «Mon père m'a appris lundi soir l'enlèvement de maman alors qu'il était dans l'Ain», a déclaré à l'AFP Florent Priest, 42 ans, qui vit en Saône-et-Loire. «Ma réaction a tout d'abord été la stupéfaction et depuis, c'est l'angoisse», a-t-il ajouté.

«Maman partait là-bas pour faire du bien»

Sur Europe 1, Florent Priest a ajouté«C'est douloureux, surtout que maman partait là-bas pour faire du bien aux gens, rien d'autre, rien de plus».

«Nous sommes également au courant que des négociations sont en cours»

Claudia Priest, 67 ans, éducatrice spécialisée, et son collègue centrafricain ont été enlevés lundi par des anti-balaka qui protestent contre l'arrestation d'un de leurs chefs, Rodrigue Ngaïbona, alias «général Andjilo», par la mission des Nations Unies en Centrafrique. «Depuis, je ne sais rien. Nous savons seulement que des professionnels travaillent en France et en Centrafrique avec l'archevêque de Bangui. Nous sommes également au courant que des négociations sont en cours. Je ne sais rien de plus mais j'ai une pleine et entière confiance en ces interlocuteurs», a dit le fils de l'otage.

Le ministère de la Défense sait où se trouve l'humanitaire enlevée

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a déclaré jeudi savoir où se trouvait l'humanitaire et souhaité que les négociations pour sa libération aboutissent rapidement. «Nous sommes énormément soutenus et nous recevons un nombre incroyable de témoignages d'affection», a poursuivi le fils. Claudia Priest était arrivée en Centrafrique le 6 janvier pour une mission de deux semaines pour le compte d'une ONG médicale catholique. Selon son mari qui s'est exprimé dans La Croix, elle a été enlevée «par hasard».

Ce que l'on sait sur son enlèvement en vidéo: