«Je voudrais être en retraite du travail !»: Découvrez les plus belles perles des élèves de maternelle

HUMOUR Dans Maîtresse* qui sort jeudi en librairie, une institutrice relaye les aphorismes les plus savoureux de ses élèves...

Delphine Bancaud
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Des enfants dans une école maternelle
Des enfants dans une école maternelle — Frank Perry AFP

Chaque jour est une surprise pour Michèle Guérin, institutrice en maternelle. Entre les jeux de mots, les vannes involontaires, les réflexions naïves ou d’une logique implacable, ses petits élèves ne cessent de la faire rire ou de l’émouvoir. Dans Maîtresse* qui sort jeudi en librairie, elle livre les plus belles perles qu’elle a collectées au cours de sa carrière. 20 minutes a sélectionné les plus savoureuses.

Les feignasses

«Je voudrais être en retraite du travail !», rêve Joseph, 4 ans.

«Moi, je suis comme mon papa, le travail, ça me fatigue», avoue Alexandre 5 ans.

«Moi je ne suis pas venue à l’école pour travailler, je suis venue à l’école pour me faire des copains», lance Ava, 4 ans.

«Mes mains sont trop petites pour travailler», tente Victoire 4 ans.

Les vexants

«T’as plein de cheveux blancs, maîtresse, et t’as des rayures près des yeux, ça veut dire que t’es vieille !». Une vacherie signée Paul, 5 ans.

Rodrigue, 4 ans s’adresse à sa maîtresse: «Toi aussi, maîtresse, tu souffles tes bougies quand c’est ton anniversaire?». Sa maîtresse lui répond par l’affirmative. «Ben dis donc…Ça doit te coûter cher en bougies».

«Tu n’es vraiment pas gentille aujourd’hui, Lila». La petite fille de 5 ans se défend: «Toi aussi, t’es pas gentille et en plus t’es pas belle et t’es vieille !». Sans se décontenancer l’institutrice lui répond: «tu sais, on vieillit tous». Mais Lila a décidé d’avoir le dernier mot: «Toi, tu vieillis, moi je grandis».

Les poétiques

Il pleut, cela inspire Audrey, 4 ans. «Maîtresse, qu’est ce qu’ils ont les nuages ? Cela fait deux jours qu’ils n’arrêtent pas de pleurer !»

Les champions du vocabulaire

«Qui peut me donner le nom d’une jolie fleur jaune ?», interroge la maîtresse. «Le pisse au lit», répond Mattéo, 4 ans.

Interro de la maîtresse: «Comment s’appelle la femelle du porc ?». «La porche», affirme Amélie du haut de 5 ans.

«Quand une chienne a des bébés, les mâles, c’est les chiots et les femelles, c’est les chiottes». C’est Johan, 5 ans qui le dit.

«Hier, j’ai été voté avec papa. On s’est cachés derrière un rideau pour voter, je sais plus trop comment ça s’appelait. C’est un mot qui ressemble à «urinoir», mais c’est pas ça. C’est l’illusoire !», affirme Brandon, 5 ans.

Les pasionarias de la justice

«Maîtresse, tu me punis toujours, mais tu me dépunis jamais», s’insurge Jason, 4 ans.

La maîtresse demande à Arthur, 4 ans de ranger des puzzles. Mais il n’obtempère pas: «J’attends que tu me dises s’il te plaît ! Nous, on doit toujours le dire quand on demande quelque chose. Si toi tu le dis pas, c’est pas juste !»

« Notre classe, elle fait jamais grève, nous, on doit toujours travailler, c’est pas juste», s’enflamme Nolan, 5 ans.

Les logiques

«Maîtresse, j’ai compris. Le trognon c’est comme l’os de la pomme», annonce fièrement Marion 4 ans.

Le petit frère de Louison, 4 ans, vient de voir le jour. Sa maîtresse lui demande quand. «Depuis qu’il est né», répond-elle.

«Où est-ce que tu habites?», demande sa maîtresse à Théo. «Chez moi», lui répond-il.

«Nolan, arrête de manger ton gâteau ! J’ai dit d’attendre que tout le monde soit servi pour commencer à manger», s’énerve la maîtresse. «Mais je mange pas mon gâteau, je suis juste en train de le goûter», rétorque le petit de 4 ans.

Les bonnes poires

«Si tu sais pas à qui parler, maîtresse, tu peux me parler à moi. Je vais pas te laisser parler toute seule et je te promets de t’écouter même si ce que tu dis ne m’intéresse pas !», souffle Augustin, 5 ans, dans sa bonté.

*Maîtresse, de Michèle Guérin, Les éditions de l’opportun, 9,90 €.