Attentats à Paris: Quatre proches de Coulibaly mis en examen et écroués

JUSTICE Revivez les annonces du procureur en direct...

William Molinié

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Le procureur de Paris François Molins tient uen conférence de presse le 9 janvier 2015 à Paris
Le procureur de Paris François Molins tient uen conférence de presse le 9 janvier 2015 à Paris — Matthieu Alexandre AFP

9h39: Ce live est désormais terminé. Merci de l'avoir suivi. Retrouvez tout au long de la journée les derniers développements, analyses et décryptages sur cette enquête sur 20 Minutes.

9h35 : Ce qu'il faut retenir de l'intervention du procureur:
--> Les quatre individus qui ont été déférés ont été mis en examen pour associations de malfaiteurs et écroués. Ils sont soupçonnés d'avoir acheté dans des armureries du «matériel» pour Amedy Coulibaly. Aucun d'entre eux n'est poursuivi pour «complicité d'assassinat».
--> L'enquête a surtout avancé sur le volet Coulibaly. Celui des frères Kouachi semble être au point mort.
--> Les individus mis en examen connaissaient Coulibaly soit parce qu'ils ont commis des délits de droit commun avec lui, soit parce qu'ils habitaient le même quartier, soit parce qu'ils se sont connus en prison.
--> Les tirs à Fontenay-aux-Roses sur un joggeur ont été perpétrés avec la même arme retrouvée dans l'épicerie cacher à la Porte de Vincennes. Les enquêteurs pensent qu'il peut s'agir d'un «tir d'entraînement», soit effectué par Coulibaly, soit par l'un de ses complices.
--> L'enquête risque d'être longue, a prévenu le Procureur.

9h26: La prise d'otages à Vincennes n'aurait pas été improvisée

La prise d'otage à Vincennes n'aurait pas été improvisée, selon le procureur. A l'inverse, l'épicerie cacher aurait été bel et bien visée par Amedy Coulibaly. Mais le procureur n'est pas formel pour l'instant.
 

9h25: La précédure actuellement en cours est constituée de 25 tomes de procédure.
 

9h24: «On est parti pour des mois voire des années d'investigations», assure le procureur de la République.
 

9h21: Quel profil pour ces hommes mis en examen?

Trois des quatre individus sont connus des services de police pour des délits de droit commun. Willy P. a été condamné à cinq reprises pour des vols agravés, outrage à personne de l’autorité publique. Michael A. a connu trois condamnations entre 2009 et 2011 pour des trafics de stupéfiants. Il a été condamné à quatre ans de prison. Il est sorti en mai 2013 et c'est en prison qu'il a rencontré Coulibaly.

 

9h19: Les tirs sur un joggueur à Fontenay-aux-Roses ont été commis avec les mêmes armes que celles retrouvées lors de l'enquête autour de Coulibaly

Certains enquêteurs pensent que cela pourrait être un tir d'entraînement.
 

9h17: Mickaël A., était en contact très régulier avec Coulibaly

Il était en contact téléphonique avec Coulibaly. 362 SMS et 4 appels ont été passés ces quatre derniers mois. La veille de la tuerie à Charlie Hebdo, il a passé 18 appels à Coulibaly.
 

9h16: Trois des quatre hommes ont effectué des achats d'armes pour le compte de Coulibaly
 

9h12: Les investigations ont progressé surtout sur le volet Coulibaly

Des investigations ont été faites au domicile de Coulibaly à Gentilly. Dans la salle de bains, les policiers ont retrouvé un gilet tactique, une dague, un coran, des kalashnikovs, des détonateurs, un chalumeau.
Le véhicule Renault Mégane de Coulibaly a été retrouvé stationné à côté de la Porte de Vincennes. Une enveloppe contenant la photocopie de la carte d'identité de Willy P., exigée lors de l'achat du véhicule, a été retrouvée. Une moto est par ailleurs toujours recherchée.
 

9h11: Les quatre hommes interpellés ont été mis en examen et écroués

Ils ont été placés en détention provisoire. Les quatre mis en examen, Willy P., Christope R., Tonino G. et Michaël A. sont poursuivis pour association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes. L'un d'entre eux est également mis en examen pour détention et port ou transport d'armes. Aucun n'est mis en examen pour complicité d'assassinat.

9h08: Le procureur de Paris est entré dans la salle
 

8h: Coulibaly contrôlé fin décembre

«Dix jours avant, par hasard, la police contrôlait et lâchait Coulibaly», titre Le Canard enchaîné de ce mercredi. L’hebdomadaire satirique révèle les conditions d’un contrôle de routine, dans le XIXe arrondissement, à deux pas des Buttes-Chaumont. A 11h45, deux policiers arrêtent une Seat Ibiza, à hauteur du 55 avenue Simon-Bolivar, près du terrain de jeu des frères Kouachi, les deux auteurs de l’attentat à Charlie Hebdo le 7 janvier. Deux personnes sont assises dans la voiture, Amédy Coulibaly au volant et Hayat Boumeddiene, sa compagne, activement recherchée par la police depuis les attaques, sur le siège du passager.

Quatre hommes soupçonnés d'avoir apporté un soutien logistique aux auteurs des attentats de Paris ont été déférés mardi en vue de leur mise en examen.

Ils ont été présentés dans la soirée à des juges d'instruction, avant une comparution devant un juge spécialisé qui devait statuer sur leur placement en détention. Le procureur de la République de Paris François Molins doit donner une conférence de presse ce mercredi matin, à 9h.

Agés de 22 à 28 ans, les quatre hommes avaient été interpellés vendredi en région parisienne. Ils sont soupçonnés d'avoir apporté un soutien logistique - des armes et des véhicules notamment - au preneur d'otages du supermarché casher de l'Est de Paris, Amédy Coulibaly.

Pas de complices des assassinats

Le parquet a requis la mise en examen des quatre hommes pour «association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d'atteintes aux personnes», et, pour l'un d'entre eux, des infractions à la législation sur les armes, selon un communiqué de François Molins.

Au vu de ces réquisitions, aucun des quatre hommes n'est donc soupçonné d'avoir été complice des 17 assassinats commis par les frères Kouachi et par Amédy Coulibaly.

Près de deux semaines après l'attentat contre Charlie Hebdo, le ministère public a cédé la main à des juges d'instruction antiterroristes en ouvrant une information judiciaire, notamment pour «assassinats en relation avec une entreprises terroriste» sur les différentes attaques qui ont endeuillé la France du 7 au 9 janvier.