Un an avec sursis requis contre une permanencière du Samu pour le décès d'une femme

JUSTICE Elle est accusée d'homicide involontaire pour la mort en 2009 d'une femme prise en charge tardivement...

20 Minutes avec AFP

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Une permanencière du Samu, chargée de gérer les appels adressés au 15, et le CHU d'Angers comparaissent pour homicide involontaire après la mort en 2009 d'une femme prise en charge tardivement
Une permanencière du Samu, chargée de gérer les appels adressés au 15, et le CHU d'Angers comparaissent pour homicide involontaire après la mort en 2009 d'une femme prise en charge tardivement — Dominique Faget AFP

Un an de prison avec sursis a été requis lundi au tribunal correctionnel d'Angers contre une permanencière du Samu, chargée de gérer les appels adressés au 15, et accusée d'homicide involontaire pour la mort en 2009 d'une femme, prise en charge tardivement.

Cinquante mille euros d'amende ont été demandés à l'encontre du CHU d'Angers, qui comparaissait pour le même chef. Le jugement a été mis en délibéré au 16 mars.

Malaise

Le 9 avril 2009, Arnaud Blot avait multiplié les appels au 15 et décrit auprès de Florence Madet, permanencière auxiliaire de régulation médicale (Parm) du Samu, le malaise dont était victime sa compagne de 27 ans, qui avait mis au monde son troisième enfant un mois et demi auparavant.

Malgré les descriptions angoissées d'Arnaud Blot lors de plusieurs appels à partir de 8h21, et celles de la soeur de la victime, qui explique que la jeune femme tremble, divague, perd ses urines, dès 8h35, le médecin régulateur du Samu n'avait été prévenu qu'à 8h55, soit 34 minutes après le premier appel de Arnaud Blot.

Mauvaise analyse

Le médecin avait immédiatement dépêché un véhicule du Samu. Quelques minutes avant, les pompiers, alertés par la famille, étaient arrivés sur place. La victime avait été transportée au CHU d'Angers mais n'avait pu être ranimée.

Il était reproché à Florence Madet d'avoir mal analysé la situation alors qu'elle disposait des éléments pour le faire, la mission des Parm étant notamment de prioriser les appels en fonction de la gravité du cas exposé et de l'urgence perçue, et de transmettre le cas échéant au médecin régulateur.