81% des Français souhaitent la déchéance de la nationalité pour des binationaux condamnés pour terrorisme

SONDAGE La moitié des personnes interrogées selon un sondage publié ce dimanche se déclarent aussi favorables à «une limitation de la liberté d'expression sur internet et les réseaux sociaux»...

A.-L.B. avec AFP

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Charlie Hebdo comparaît de nouveau jeudi à Paris pour avoir publié des caricatures de Mahomet, cette fois poursuivi par des associations inconnues qui lui reprochent des dessins parus en septembre 2012, peu après la diffusion sur internet d'un film islamophobe.
Charlie Hebdo comparaît de nouveau jeudi à Paris pour avoir publié des caricatures de Mahomet, cette fois poursuivi par des associations inconnues qui lui reprochent des dessins parus en septembre 2012, peu après la diffusion sur internet d'un film islamophobe. — Kenzo Tribouillard AFP

Large consensus des Français à propos des terroristes. Selon un sondage Ifop publié ce dimanche dans le Journal du Dimanche, 81% des Français sont favorables à «la déchéance de nationalité française pour les binationaux (personnes ayant une double nationalité) condamnés pour des actes de terrorisme sur le sol français» et 68% à «l'interdiction du retour en France de citoyens français que l'on soupçonne d'être allés se battre dans des pays ou régions contrôlés par des groupes terroristes».

Ils sont aussi 68% pour «l'interdiction de sortie du territoire aux citoyens français soupçonnés de vouloir se rendre dans des pays ou régions contrôlés par des groupes terroristes».

Une personne sur deux pour la limitation de la liberté d'expression

Ils sont par ailleurs 42% à estimer qu'il faut éviter de publier des caricatures du prophète Mahomet. Près de la moitié (49%) ne sont pas favorables à une limitation de la liberté d'expression sur internet.

A une question rappelant que «certains musulmans se sentent blessés ou agressés par la publication de caricatures du prophète Mahomet», 57% répondent qu'il faut «ne pas tenir compte de ces réactions et continuer de publier ce type de caricatures» contre 42% qui pensent qu'il «faut tenir compte de ces réactions et éviter de publier ce type de caricatures» (1% sans opinion). 50% des personnes interrogées se déclarent favorables à «une limitation de la liberté d'expression sur internet et les réseaux sociaux» contre 49% qui n'y sont pas favorables et 1% sans opinion.

Enfin, ils sont 57% à ne pas être favorables à «d'autres interventions militaires françaises en Syrie, au Yémen ou en Libye», quand 63% ne sont pas non plus pour «une intensification des opérations militaires françaises en Irak».

Sondage réalisé par téléphone les 16 et 17 janvier auprès d'un échantillon de 1.003 personnes, représentatif de la population française adulte (méthode des quotas).