Sivens: Le projet de barrage n'est «plus d'actualité», dit Ségolène Royal

ENVIRONNEMENT Un nouveau rapport a été remis vendredi à la ministre de l'Ecologie...

20 Minutes avec AFP
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Le site du futur barrage de Sivens, à Lisle-sur-Tarn, le 14 septembre 2014
Le site du futur barrage de Sivens, à Lisle-sur-Tarn, le 14 septembre 2014 — Pascal Pavani AFP

La réalisation du projet initial barrage à Sivens (Tarn) n'est «plus d'actualité», a déclaré ce vendredi la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal. Et ce après avoir pris connaissance d'un rapport d'expert qui indique que le projet, contesté depuis plusieurs années par des associations locales, «n'apparaît pas comme une solution adaptée».

Ils proposent «deux options». La première envisage «la réalisation d'un réservoir de taille plus réduite sur le site de Sivens». La seconde inclut plusieurs retenues combinées, notamment en amont du site. «Ces deux options doivent faire l'objet d'études plus approfondies par des maîtres d'ouvrages locaux avant un choix définitif», soulignent les experts.

La première solution «est d'un coût modéré et laisse de multiples possibilités de développement ultérieur». Ses impacts sur l'environnement «semblent localisés et réduits mais doivent être développés dans une étude d'impact complète», indiquent-ils.

Le projet jugé trop coûteux

La deuxième solution, qui prévoit une retenue latérale en amont du site de Sivens, une retenue sur le ruisseau de Bayssière, plus en aval, et «une ou deux» retenues latérales en vallée du Tescou, est «un peu plus coûteuse » en investissement et en fonctionnement. Elle «laisse moins de possibilités de développement ultérieur de retenues sur le bassin », précise le rapport, mais «ses impacts environnementaux sont faibles». Ce rapport doit être présenté dans la région lundi.

Le projet initial de barrage-réservoir à Sivens visait à créer une retenue d'eau d'1,5 million de m3 pour l'irrigation de terres agricoles. Il avait été vivement contesté par les écologistes en raison de son coût et de son impact sur l'environnement.

Les travaux de construction ont été suspendus après la mort du militant écologiste Rémi Fraisse, tué le 26 octobre sur le site lors d'affrontements avec les forces de l'ordre. Plusieurs réunions ont eu lieu depuis entre agriculteurs, défenseurs de l'environnement et élus concernés, mais aucun compromis n'a pu être trouvé entre les défenseurs du projet initial et ceux qui souhaitent qu'il soit fortement transformé.