Grande-Bretagne: Une maison d'édition recommande de bannir cochons et saucisses des livres pour enfants

EDITION L'initiative des presses universitaires d'Oxford fait polémique...

20 Minutes avec AFP

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Les presses universitaires d'Oxford.
Les presses universitaires d'Oxford. — Capute d'écran

La recommandation des presses universitaires d'Oxford de bannir cochons et saucisses des livres pour enfants, afin de ne pas froisser la communauté juive ou musulmane, a provoqué l'indignation de plusieurs députés mercredi au Royaume-Uni. L'existence de ces recommandations a été révélée lors d'un débat à la radio BBC 4 sur la liberté d'expression, suite à l'attaque contre Charlie Hebdo la semaine dernière à Paris.

L'argument de l'international

Le présentateur Jim Naughtie, dont la femme doit produire une série éducative pour Oxford University Press (OUP), a dit que «parmi les choses prohibées dans le texte commandé par OUP on trouve des cochons, des saucisses et tout ce qui pourrait être assimilé au porc».

Contacté par l'AFP, Oxford University Press assure ne «pas interdire complètement les cochons ou le porc dans ses livres» et qu'il n'y a pas eu de changements récents dans ses recommandations.

Mais, a ajouté une porte-parole, «nos produits sont vendus dans près de 200 pays  et «à cet égard nous encourageons certains de nos auteurs de matériel pédagogique à prendre en compte les différences et sensibilités culturelles».

L'initiative a suscité des réactions outrées en Grande-Bretagne, pays de la célèbre série télévisée animée pour enfants Peppa Pig. «C'est du grand n'importe quoi. Pousser les choses trop loin jette le discrédit sur tout le débat», a déclaré le député travailliste et musulman Khalid Mahmood au quotidien Daily Mail.

«Il faut arrêter avec ce politiquement correct absurde », a estimé le conservateur Philip Davies.

Un porte-parole du Jewish Leadership Council, le Conseil représentatif des institutions juives de Grande-Bretagne, a fait savoir que la religion juive interdisait de consommer du porc «mais pas d'en mentionner le nom ou de représenter l'animal».

Sur Twitter, le mot-clé #jesuispeppa a fait son apparition en écho au désormais célèbre #jesuischarlie utilisé pour défendre la liberté de la presse.