Faire chambre à part: Comment les internautes trouvent leur équilibre

COUPLE Les internautes de «20 Minutes» expliquent pourquoi ils font chambre à part...

Anissa Boumediene

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Un couple au lit, illustration.
Un couple au lit, illustration. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Dormir lovés l'un contre l'autre ou tout seul, tranquille, sans personne pour piquer la couette ou ronfler comme une locomotive. Tel est le dilemme auquel de nombreux couples font face. Si faire chambre à part est encore tabou en France, le sociologue Jean-Claude Kaufmann explique dans Un lit pour deux. La tendre guerre (JC Lattès) que cela ne signifie pas la mort du couple. Loin s'en faut. Nous avons posé la question aux internautes de 20 Minutes et pour beaucoup, c'est tout bénéf'.

La grossesse comme déclencheur

A sept mois de grossesse, Barbara n'arrive plus à dormir dans le lit conjugal, si inconfortable que son dos la fait souffrir. Elle investit alors l'une des chambres vides de la maison. Une solution au départ temporaire, sauf que «notre fille est née et je suis restée dans cette chambre, pour ne pas réveiller mon mari plusieurs fois par nuit alors qu'il travaillait». Et comme mari et femme y ont trouvé la clé de nuits de sommeil paisibles, ils ont décidé de conserver chacun leur chambre, après des tentatives infructueuses de refaire lit commun. Mais «cela ne m'empêche pas, bien évidemment, d'aller le retrouver dans sa chambre quand le désir se fait sentir, et vice-versa», tempère Barbara, ravie d'avoir «trouvé un rythme qui nous va complètement». Pour la jeune maman, cette séparation permet à son couple de «réinventer nos nuits, et quand nous nous retrouvons lors d'escapades nocturnes,c'est réellement la fête à la maison!»

Ne plus subir les ronflements

En couple depuis six ans, Nina et son conjoint ont provisoirement cessé de dormir ensemble lorsque ce dernier a subi une opération du dos. Mais «une fois mon mari rétabli, nous avons continué de faire chambre à part. Je ronfle à tel point que cela dérange beaucoup mon conjoint», confie Nina. «Nous nous sommes aperçus que dormir séparément nous permettait de mieux dormir, et donc d'être de meilleure humeur et en meilleure forme la journée», poursuit-elle. Depuis, au sein du couple, c'en est «fini des disputes le matin au réveil et des chamailleries futiles qui peuvent être causées par le manque de sommeil et la fatigue». Une pratique qui a surpris l'entourage du couple: «Certains de nos proches sont étonnés, d'autres ont pensé que notre couple était en péril mais c'est le contraire. Notre couple se porte beaucoup mieux depuis que nous dormons bien!» se réjouit-elle.

Libre de faire du bruit

Ne pas incommoder son conjoint, c'est bien... pour son conjoint. Mais faire chambre à part peut aussi être le moyen de faire ce qu'on a envie, quand on en a envie. A 60 printemps, Christine est mariée et heureuse de l'être depuis trente-neuf ans. «Cela fait plusieurs années que nous faisons chambre à part, comme les reines et les rois!» assume gaiement la sexagénaire, ravie de cette liberté retrouvée. «Je ne veux plus qu'il m'entende ronfler! Je peux faire des "prouts" comme j'ai envie, me lever la nuit sans le réveiller, il peut se coucher après moi sans me réveiller, bref que du positif!»