Attaques terroristes à Paris: Hayat Boumeddiene aidée par une filière afghane pour quitter la France

SOCIETE Un homme a été identifié, il fréquentait la mosquée rue Jean-Pierre Timbaud...

M.P.
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Photo fournie par la police française le 9 janvier 2015 de Hayat Boumeddiene, soupçonnée d'être impliquée dans le meurtre d'une policière à Montrouge, près de Paris, à l'instar d'Amedy Coulibaly, son compagnon
Photo fournie par la police française le 9 janvier 2015 de Hayat Boumeddiene, soupçonnée d'être impliquée dans le meurtre d'une policière à Montrouge, près de Paris, à l'instar d'Amedy Coulibaly, son compagnon — Police française

L’homme qui a accompagné Hayat Boumeddiene, la compagne du terroriste Amedy Coulibaly, a été identifié: il s’agit d’un français de 23 ans, Mehdi Belhoucine, selon les informations du Monde. Il est connu des services de renseignements français pour avoir appartenu à une filière afghane et c’est lui qui aurait permis à Hayat Boumeddiene de quitter la France pour la Syrie.

>> Lire le portrait d'Hayat Boumeddiene par ici

En juillet 2014, son frère aîné Mohamed a été condamné à deux ans de prison dont un ferme «pour sa participation à une filière d’acheminement de combattants à destination de la zone pakistano-afghane», précise le quotidien. Il avait notamment mis en ligne des films de propagande djihadiste pour Al-Qaïda.

Aller dans des pays pour des «raisons humanitaires»

Mehdi Belhoucine apparaît en périphérie dans cette affaire: il était souvent présent dans l’appartement de Bobigny par lequel transitaient ces combattants, où ils visionnaient des vidéos de propagande. A l’époque âgé de 18 ans, Mehdi Belhoucine était étudiant à Jussieu en mécanique électronique et, d’après un participant de ces soirées, Mehdi Belhoucine venait seulement «jouer à la console».

Aux enquêteurs qui l’entendent comme témoin, Mehdi Belhoucine expliquait se sentir «particulièrement concerné par la situation» en Afghanistan, en Irak, en Palestine ou en Tchétchénie. «J’ai pensé à me rendre dans l’un de ces pays mais pas forcément pour prendre les armes dans un premier temps. L’idée pour moi serait d’être là avec eux, de les aider, peut-être sous forme d’aide humanitaire et peut-être que, poussé, je pourrais être amené à prendre les armes.» Finalement, les enquêteurs ne retiennent aucune charge.

Les frères Belhoucine fréquentaient la mosquée de la rue Jean-Pierre Timbaud dans le XIe arrondissement.