Apologie du terrorisme: Les sanctions tombent

JUSTICE Dans toute la France, des personnes ayant fait l'apologie du terrorisme passent devant les juges...

20 Minutes avec AFP

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Paris le 15 octobre 2012. TGI de Paris. Boxeur safalafiste qui a frappe un photographe de presse alors qu'il photographiait sa femme voilee. 23eme 2 chambre correctionnelle du Tribunal correctionnel de Paris. Illustration palais de justice avocat.
Paris le 15 octobre 2012. TGI de Paris. Boxeur safalafiste qui a frappe un photographe de presse alors qu'il photographiait sa femme voilee. 23eme 2 chambre correctionnelle du Tribunal correctionnel de Paris. Illustration palais de justice avocat. — A. GELEBART / 20 MINUTES

La justice ne laissera rien passer.  Après l'épisode sanglant des frères Kouachi et d'Amedy Coulibaly, la police s'intéresse désormais à ceux qui pourraient encourager ou glorifier les djihadistes.

L'obsession de la kalachnikov

A travers toute la France des personnes ont été interpellées pour avoir mimé des tirs de Kalachnikov devant des policiers. A Cannes, un homme a été maintenu en détention dans l'attente de son jugement après avoir lancé à des policiers : «Ils ont bien fait à Paris, il ne faut pas insulter le prophète, je vais vous kalacher, les musulmans vont niquer la France». Un jeune de 18 ans comparaîtra mardi à Meaux pour avoir déclaré, en imitant le geste de la kalachnikov au passage d'une patrouille de policiers municipaux, «ils en ont buté quatre, c'est pas vous avec vos petits pistolets qui allez me faire peur, je prépare un truc».

A Orléans, un jeune de 20 ans a été condamné à six mois de prison ferme pour avoir crié "vive la kalach" jeudi dernier en direction d'un groupe de policiers croisé dans un centre commercial, et imité le bruit de l'arme en mimant la gestuelle d'un combattant tirant une rafale. Au tribunal, il a expliqué qu'il avait bu: "J'ai sorti ça comme ça et je m'en excuse." Un troisième homme devait être jugé lundi pour avoir déclaré aux policiers: «Je suis bien content que vos collègues se soient faits rafaler à Paris.

Des peines de prison ferme
Les tribunaux n'hésitent pas à prononcer des peines de prison ferme à l'encontre des prévenus. A Reims, deux hommes ont été condamnés pour apologie du terrorisme. L'un d'eux a déclaré aux policiers lors d'une interpellation: «Vos bâtards de collègues de Paris, c'est bien fait pour leur gueule! Ils n'ont qu'à crever!» .» A Châlons-en-Champagne, un garçon de 18 ans devait être jugé pour avoir félicité sur Facebook les assassins de Charlie Hebdo, disant que c'était «bien fait pour leur gueule», à propos des victimes.

Le Sud non plus n'a pas été épargné. A Marseille, un homme a écopé lundi de trois mois de prison ferme après avoir publié sur Facebook des photos de djihadistes et écrit «on a bien tapé, mettez la djellaba, on ne va pas se rendre, il y a d'autres frères». Un homme de 27 ans a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Toulon à un an de prison, dont trois mois ferme pour apologie d'un acte terroriste.