Prise d'otages de la porte de Vincennes: Qui sont les quatre otages exécutés par Amedy Coulibaly?

SOCIETE Deux étudiants et deux pères de famille, selon le Crif...

afp avec AFP

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Yohav Hattad, à gauche et Yohan Cohen, à droite.
Yohav Hattad, à gauche et Yohan Cohen, à droite. — DR

Lors de son ultime action terroriste, Amedy Coulibaly a pris en otage une vingtaine de personnes dans un magasin casher de la porte de Vincennes. L'homme surarmé a tué quatre clients du magasin à son arrivée. Le Crif a dévoilé la liste de ces victimes: un fan de rap qui affichait sur sa page Facebook «je suis Charlie», un étudiant et deux pères de famille.

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Yohan Cohen

Il était l'un des salariés de l'Hypercacher. Agé de 23 ans, il habitait Sarcelles (Val-d'Oise). Né à Enghien-les-Bains, Yohan Cohen a fréquenté le lycée ORT, un établissement professionnel juif. Ce fan de rap, en particulier de Booba, était le petit-fils d'un célèbre chanteur judéo-tunisien, Doukha, décédé un mois avant lui, en décembre. Ses parents étaient originaires d'Afrique du nord -le père d'Algérie, la mère de Tunisie- et se sont installés à Sarcelles dans les années 60.

Sur Facebook, il était «ami» avec Lassana Bathily, l'employé de l'Hypercacher qui a raconté sur BFMTV avoir caché plusieurs otages dans la chambre froide. Sur sa page Facebook, où on le voit aux côtés de sa petite amie, il avait affiché «je suis Charlie», en hommage aux 12 personnes tuées mercredi dans l'attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo. Il est décrit comme un «garçon discret, gentil» par ses proches.

Yohav Hattab

Agé de 22 ans, il vivait à Paris où il était étudiant tandis que sa famille vit à Tunis, où son père est directeur d'une école. Issu d'une fratrie de sept enfants, sa famille est arrivée samedi après-midi à Paris.

François-Michel Saada

Père de famille de 64 ans, il était cadre supérieur à la retraite. Né à Tunis, il était marié à Laurence Saada, institutrice psycho-motricienne, depuis plus de 30 ans. Il était le père de Jonathan et Emilie, qui vivent tous les deux en Israël. «C'était quelqu'un d'extrêmement droit, qui a conduit sa vie pour le bonheur de sa famille, qui ne faisait jamais d'histoire. Un mari, un papa exemplaire», a décrit un de ses amis.

Philippe Braham

Agé de 45 ans, ce cadre commercial dans une société d'informatique. Pratiquant, il fréquentait la synagogue de Montrouge et ses enfants une école juive de la ville située non loin des lieux de la fusillade au cours de laquelle une policière municipale a été tuée jeudi matin. Il était le frère du rabbin de la synagogue de Pantin. Il est décrit par un ami comme « quelqu'un de dévoué, toujours prêt à rendre service aux autres ».