Attaque à «Charlie Hebdo»: Jeannette Bougrab maintient que Charb était son compagnon

SOCIETE Après les multiples interventions dans les médias de l'ex secrétaire d'Etat, la famille de Charb, tué par les djihadistes dans les locaux de «Charlie Hebdo», a démenti «l'engagement relationnel» entre Jeannette Bougrab et le dessinateur...

20 Minutes avec AFP
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Jeannette Bougrab, sur le plateau du JT de 20h de TF1, à Paris, le 8 janvier 2015.
Jeannette Bougrab, sur le plateau du JT de 20h de TF1, à Paris, le 8 janvier 2015. — Capture d'écran / TF1

«Nous démentons formellement l'engagement relationnel de Charb avec Jeannette Bougrab», a déclaré ce samedi à l'AFP, le frère de Stéphane Charbonnier dit Charb, Laurent Charbonnier qui a indiqué s'exprimer également au nom du père et de la mère du dessinateur.

«La famille ne veut plus que Jeannette Bougrab s'exprime au sujet de Charb dans les médias de quelque manière que ce soit», a-t-il ajouté.

«Nous demandons de respecter le deuil de la famille», a complété Laurent Charbonnier, précisant que cette déclaration était «unique»: «il n'y en aura pas d'autres».

Tournée des plateaux TV

Jeannette Bougrab, ancienne secrétaire d'Etat, s'est présentée à de multiples reprises dans les médias comme la compagne du dessinateur Charb, depuis la mort du directeur de publication de Charlie Hebdo tué mercredi, dans l'attaque qui a visé le journal satirique.

Interrogée jeudi sur BFM TV,  elle avait déclaré que «personne n'avait réellement défendu» les journalistes de Charlie Hebdo, «accusés de tous les maux» sur les réseaux sociaux. Au journal de 20h de TF1, elle avait qualifié son compagnon de «combattant de la liberté»: «Il vivait avec la peur, il savait qu’il allait être un jour assassiné». Elle regrettait que les dessinateurs aient été «accusés d’être islamophobes, d’être racistes (…). On les a stigmatisés et on les a pointés du doigt pour les faire assassiner.» Vendredi soir elle était l'invitée du Grand Journal de Canal+.

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Une relation entretenue «depuis un an»

Samedi soir, Jeanette Bougrab s'est dite auprès de l'AFP «meurtrie et abattue» par la réaction de la famille de Charb. «J'étais ce matin avec ses parents à l'Institut médico-légal pour voir le corps de mon compagnon», a-t-elle affirmé en ajoutant «tenir à la disposition de tous les vidéos et les SMS» prouvant, selon elle, la relation qu'elle entretenait «depuis un an» avec le dessinateur.

«Mais j'accepte de m'effacer et je n'irai pas à l'enterrement de mon compagnon. Je n'ai pas la force de me battre pour ça... Mais mon combat pour la laïcité, ça, ils ne pourront pas me l'enlever», a ajouté Jeanette Bougrab.

Plusieurs de ses amis ont assuré à l'AFP que Charb et Jeannette Bougrab entretenaient bien une relation amoureuse.