VIDEO. Attaque à «Charlie Hebdo»: La famille d'Ahmed Merabet appelle à éviter les «amalgames»

SOCIETE Un membre de la famille du policier tué d'une balle à bout portant mercredi lors de l'attentat contre le journal satirique «Charlie Hebdo» s’est exprimé ce samedi après-midi lors d’une conférence de presse…

20 Minutes avec AFP

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Ahmed Merabet, le policier tué par les assaillants lors de l'attaque de «Charlie Hebdo» le 7 janvier 2015 à Paris.
Ahmed Merabet, le policier tué par les assaillants lors de l'attaque de «Charlie Hebdo» le 7 janvier 2015 à Paris. — REX/REX/SIPA

«Ahmed était très fier de s'appeler de représenter la police française et de défendre les valeurs de la République. A force de détermination, il  a obtenu son diplôme. Ses collègues le décrivent comme un homme d'action passionné». Il avait la volonté de veiller sur sa maman depuis la disparition de son père. Dévasté ces actes barbares, nous nous associons aux familles de victime», a expliqué, des sanglots dans la voix, l'un des membres de sa famille, ce samedi, lors d'une conférence de presse à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis).

«Il ne faut pas mélanger les extrémistes et les musulmans»

«Arrêtez de faire des amalgames, de déclencher des guerres, de brûler des mosquées ou des synagogues», a déclaré un membre de la famille. «Je m'adresse à tous les racistes, islamophobes et antisémites: il ne faut pas mélanger les extrémistes et les musulmans», a-t-il ajouté. «Vous vous attaquez aux gens, ça ne nous ramènera pas nos morts et ça n'apaisera pas nos familles».

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«Comment avez-vous osé prendre cette vidéo et la diffuser?»

La famille a également réagi à la publication de la photo de l'exécution du policier, devant Charlie Hebdo, en une de l'hebdomadaire Le Point samedi.

«Je trouve ça abject», a déclaré le beau-frère, Lotfi Mabrouk. «Ces images, elles ont assez fait le tour du monde, elles ont assez choqué les gens», a-t-il ajouté, avant qu'un autre membre de la famille demande qu'on «arrête d'utiliser ces images».

Malek Merabet, un frère de la victime, a interpellé les médias: «Comment avez-vous osé prendre cette vidéo et la diffuser? J'ai entendu sa voix, je l'ai reconnu, je l'ai vu se faire abattre et je continue à l'entendre tous les jours», a-t-il ajouté.