Attaque à «Charlie Hebdo»: Rumeurs, fausses alertes et colis suspects en Ile-de-France

TERRORISME Une jeune femme a été placée en garde à vue après une fausse alerte à la bombe dans un hôtel de Disneyland Paris...

T.L.G.

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Des policiers patrouillent au Trocadéro le 18 novembre 2013
Des policiers patrouillent au Trocadéro le 18 novembre 2013 — Thomas Samson AFP

Moments de psychose à Paris. Sur les réseaux sociaux, des internautes relaient de nombreuses rumeurs sur la présence d'hommes armés dans la capitale. Dans le quartier de La Défense jeudi, place du Trocadéro, vendredi. La dernière en date ce samedi midi à proximité de Laumière (19e), a obligé les forces de l'ordre à intervenir.

Un jeune homme résidant dans ce quartier, Benjamin, a confié à 20 Minutes s'être enfermé dans un taxiphone, rideau baissé: «Il y a un camion de police au milieu de la rue et des policiers armés, notamment avec des flashball. On nous a interdit de sortir.»


«Il y a plein de policiers armes en main. Ils m’ont demandé il y a dix minutes de baisser le rideau et de fermer la boutique. C’est très inquiétant», indique à 20 Minutes, la gérante d'un commerce. Quelques minutes plus tard, l’alerte est cependant levée.

De nombreux colis suspects ont aussi été signalés dans les transports franciliens, entraînant des perturbations de trafic.

Ce samedi après-midi, des rumeurs d'alerte à la bombe sont parvenues d'un hôtel de Disneyland Paris.

Deux ans de prison et 30.000 euros d'amende

En réalité, une touriste d'une trentaine d'années, qui était descendue avec sa famille à l'hôtel Sequoia, sur le site du parc d'attractions, «a crié depuis la fenêtre de sa chambre: "je suis la compagne de Coulibaly et je vais tout faire sauter"», a indiqué à l'AFP un représentant du parquet de Meaux.

La jeune femme a été placée en garde à vue au commissariat de Lagny (Seine-et-Marne). Le parquet a annoncé son intention de la poursuivre pour «diffusion d'une fausse information» visant à faire croire qu'un attentat allait être commis. Elle comparaîtra lundi devant le tribunal de Meaux, a ajouté le représentant du parquet, précisant qu'il souhaitait ainsi envoyer «un signal fort, afin que tous ceux qui auraient l'intention de commettre de fausses alertes connaissent les risques pénaux» encourus. Elle risque en théorie deux ans de prison et 30.000 euros d'amende.