Une fausse publicité Tefal qui tourne les violences domestiques en dérision fait scandale

PUBLICITE Publicis Conseil s'est excusé dans un communiqué ce mardi soir...

20 Minutes avec AFP

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La campagne pour les fers à repasser Tefal a créé la polémique.
La campagne pour les fers à repasser Tefal a créé la polémique. — TWITTER

Des associations féministes se sont insurgées ce mardi contre des photos imaginées par Publicis Conseil montrant des femmes agressées par des fers à repasser de la marque Tefal, évoquant nettement des scènes de violences conjugales.

Sur ces photos, qui n'ont été ni «demandées ni validées par la marque Tefal» et ont été publiées «par erreur» sur un site, selon Publicis Conseil, les femmes se retrouvent dans diverses positions, y compris à terre, les visages grimaçant de souffrance, attaquées par un fer à repasser brandi par une chemise d'homme. Un slogan: «Respect your clothes» (respectez vos vêtements).

«Pour le groupe Publicis, les violences contre les femmes sont sans doute un angle de communication qui fait vendre. Pendant que les communicants se bidonnent, dans tous les pays du monde, les violences, elles, tuent», ont écrit dans un communiqué publié sur macholand.fr une douzaine d'associations.

«Cette campagne n'a pas été validée»

«Cette campagne n'a pas été validée», dit l'agence de communication. «Mais comment a-t-elle pu être imaginée?» interrogent Macholand.fr et les associations, dont un tweet ironique était très repris sur ce réseau social: «@PublicisGroupe Super drôle votre idée de campagne Tefal. On est mort.es de rire. Littéralement.»

Dans un communiqué publié mardi soir, Publicis Conseil a «présenté ses excuses à Tefal» et invoqué une «erreur».

«Les trois visuels Tefal qui circulent actuellement sur le net ne sont pas une campagne. Ils ont été imaginés par Publicis Conseil dans le cadre d'un concours créatif et n'ont jamais été demandés ni validés par la marque Tefal. Ils ont été postés, par erreur, sur un seul site par une personne de l'agence», est-il indiqué dans le communiqué.

Une femme décède tous les trois jours sous les coups de son compagnon en France. Chaque année plus de 216.000 femmes sont victimes de violences commises par leur conjoint.