CGT: Thierry Lepaon remet son mandat à la disposition du «parlement» du syndicat

SOCIAL Le secrétaire général de la Confédération générale du travail ne démissionne pas mais son sort sera en jeu pendant la commission exécutive de la CGT qui se réunit ce mardi…

A.Ch. avec AFP

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Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, numéro un de la centrale syndicale, le 9 octobre 2012 à Paris
Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, numéro un de la centrale syndicale, le 9 octobre 2012 à Paris — Joel Saget AFP

Les membres du bureau confédéral (direction resserrée) de la CGT, incluant le numéro un Thierry Lepaon, ont décidé de remettre leur mandat à la disposition du Comité confédéral national (CCN, «parlement» de la centrale) le 13 janvier, mais cela n'équivaut pas à une démission, a appris mardi l'AFP auprès de la CGT.  Lors de leur réunion mardi soir, les neuf membres du bureau - le dixième administrateur-trésorier, Eric Lafont ayant déjà démissionné- ont décidé de remettre leur mandat à la disposition du CCN, celui-ci pourrait les rejeter ou les reconduire, a-t-on indiqué.

Risque de clash

A défaut d'annoncer sa démission mardi ou mercredi, Thierry Lepaon risque en effet un clash le 13 janvier avec le «parlement». De nombreuses fédérations, notamment les services publics (la 1ère), les métaux (3e), la fonction publique, la construction, ont déjà réclamé son départ et pour certaines celui de tout le bureau confédéral (exécutif resserré dont 4 membres sont opposés au numéro un).

Le rapport financier met en exergue, selon la presse, des inexactitudes dans les propos de Thierry Lepaon. Ainsi, son affirmation, en décembre, sur le montant de son salaire de 4.000 euros nets par mois n'était vraie que pour ce mois, puisque depuis son élection à la tête de la centrale en mars 2013 il percevait 5.000 euros (environ 6.500 bruts), avant de l'abaisser en décembre, selon les Echos.

Thierry Lepaon a adhéré à la CGT à l'âge de 17 ans. Il a rejoint l'appareil cégétiste en 2001. D'abord secrétaire général du comité régional de Normandie, il est ensuite entré à la commission exécutive. En 2010, il a pris la présidence du groupe CGT au Conseil économique, social et environnemental (Cese), avant d'être élu à la tête de la confédération au Congrès de Toulouse en mars 2013.