Noël: Pour les sapins, il y a aussi une vie après la mort

RENTREE Outre le recyclage classique, des idées originales ont émergé pour réutiliser les sapins après les fêtes...

N.Beu.

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Capture d'écran du site de la marque Do You Green.
Capture d'écran du site de la marque Do You Green. — DO YOU GREEN

Contrairement à une croyance populaire très répandue, les sapins de Noël n’ont pas tous vocation à finir sur le trottoir en janvier, en attendant que quelqu’un veuille bien les emmener. Si cette année, une nouvelle fois, les campagnes de recyclage des conifères dans les grandes villes n’ont que partiellement fonctionné, il est bon de savoir que les sapins peuvent eux aussi avoir une seconde vie ou, tout du moins, un autre usage. La preuve avec trois initiatives plus ou moins insolites.

Le sapin-soutien-gorge

Depuis plusieurs années, la marque française Do You Green utilise les branches de pin pour fabriquer de la lingerie. Des soutiens-gorge, des culottes, des slips… La créatrice, Sophie Young, fait feu de tout bois. «On utilise les fibres naturelles des branches pour les étirer et obtenir une matière douce qui sera ensuite transformée en fil», explique-t-elle dans un sujet diffusé sur M6. Un ensemble se vend environ 50 euros.

Le sapin-œuvre d’art

Dans le département de l’Ain, au Grand-Abergement, un producteur de sapins de Noël s’est lancé dans une activité parallèle: la sculpture sur bois à la tronçonneuse. Après les fêtes, Denis Léger récupère les conifères qu’il a vendus (et ceux qu’il n’a pas vendus, très probablement) et les transforme en œuvres d’art. Cette année, il a notamment sculpté «un père Noël d’1m60 avec son traîneau et un renne», raconte-t-il au Dauphiné Libéré.

Le sapin-repas pour chèvres

Dans le Maine, aux Etats-Unis, une fermière a eu l’idée d’offrir les sapins de Noël à ses chèvres après les fêtes. A raison de deux sapins par jour environ, les animaux d’Hillary parviennent à éliminer 15 à 20 conifères par semaine, selon un reportage relayé par France TV info. Elles avalent entièrement les aiguilles et ne laissent que le squelette de l’arbre, qui sert ensuite de bois de chauffe. Rien ne se perd, tout se transforme.