Bébé rom à Champlan: «Le maire de Champlan est effondré»

REACTIONS Le maire UMP de la commune de Wissous, où doit être enterrée Maria Francesca ce lundi, a notamment pris la défense du maire de Champlan...

Fabrice Pouliquen

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Richard Trinquier, maire UMP de Wissous (Essonne), le 5 janvier 2015.
Richard Trinquier, maire UMP de Wissous (Essonne), le 5 janvier 2015. — F.Pouliquen/20Minutes

Richard Tranquier, le maire de Wissous (Essonne) s'est exprimé ce lundi matin, peu avant l'inhumation du bébé rom qui devait avoir lieu dans sa commune.

Il a notamment expliqué à un journaliste de 20 Minutes, présent sur place, que «Christian Leclerc [le maire de Champlan] est effondré. Je l'ai eu ce matin au téléphone. Cette polémique pour moi va très loin. Je connais bien Christian Leclerc. Il n'est pas raciste et est modéré dans ses propos. Il était en congé la semaine dernière et n'a pas pu gérer facilement la situation. Mais encore une fois, les tags, la réaction de Manuel Valls... Tout ça est allé trop loin».

Richard Tranquier, qui est arrivé à 11h30 au cimetière de Wissous où a été enterrée Maria Francesca vers 12h, a ajouté: «J'ai rencontré les parents du nourrisson avant la cérémonie religieuse à Massy. Ils m'ont répété leur refus d'enterrer Maria Francesca à Champlan», malgré le souhait exprimé par Christian Leclerc depuis dimanche midi.

«Climat général délétère»

Autre son de cloche pour Jacques Picard, conseiller régional EELV également présent ce lundi matin estimant qu'«il était important de rappeler les valeurs de la République. Où va-t-on aujourd'hui? De quel droit un maire refuse l'inhumation d'un nourrisson de deux mois? C'est révélateur d'un climat général délétère.»

Le PCF de l'Essonne appelle aussi à un rassemblement devant la mairie de Champlan, ce lundi soir à 18h30. «Parce qu'humainement la décision de la mairie de Champlan est insupportable», estime Philippe Camo, responsable PCF de l'Essonne.

Comme Jacques Picard, il parle d'une décision symbole d'un «climat délétère en France, dans la lignée de la mairie d'Angoulême qui entoure de grilles anti-sdf les bancs publics de la ville.