Servier: Une femme de 74 ans envisage de poursuivre le laboratoire en justice

SANTE Elle soupçonne un essai clinique d'être responsable de sa maladie...

20 Minutes avec agence

— 

no caption
no caption — M.Libert/20 Minutes

Après le scandale du Mediator, le laboratoire Servier s'apprête une nouvelle fois à exposer sa défense si France Trenel, Rouennaise de 74 ans, venait à saisir la justice, comme elle l'envisage.

Ayant volontairement pris part à de nombreux essais cliniques entre 2002 et 2008, la septuagénaire soupçonne l'un de ceux-ci, réalisé, en 2008 pour le compte du deuxième groupe pharmaceutique français, d'être à l'origine de ses graves problèmes de santé. Elle s'étonne ainsi du diagnostic soudain de sa polyarthrite rhumatoïde sévère, peu après avoir reçu des doses croissantes de S38093, produit censé lutter contre la maladie d'Alzheimer.

Un autre cobaye décédé

«A la fin du protocole, nous étions tous malades, sauf deux personnes», explique, dans les colonnes de la Nouvelle République, la Normande, qui a alors enquêté auprès des autres cobayes, découvrant qu'elle ne serait pas la seule à avoir été victime d'ennuis de santé, une personne étant même décédée après une phase de traitement lourd.

Le laboratoire Servier ayant estimé, en juillet dernier, que «les éléments sont insuffisants» pour établir tout lien entre ses problèmes de santé et le produit S38093, France Trenel, soutenue par une association de lutte contre les exclusions et les inégalités, souhaite aujourd'hui qu'une contre-expertise soit menée. Elle lance aussi un appel pour retrouver les autres participants à l'essai clinique incriminé.