Attaque au marché de Noël de Nantes: Que sait-on de l'agresseur?

FAITS DIVERS L'homme, déséquilibré, est originaire de Charente-Maritime...

A.B.

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Des policiers inspectent la camionnnette qui a foncé sur un marché de Noël dans le centre-ville de Nantes, le 22 décembre 2014
Des policiers inspectent la camionnnette qui a foncé sur un marché de Noël dans le centre-ville de Nantes, le 22 décembre 2014 — Georges Gobet AFP

Dix blessés, dont un très grave. C'est le lourd bilan de l'attaque de lundi soir, alors qu'un homme au volant d'une camionnette a foncé sur la foule au marché de Noël de Nantes (Loire-Atlantique). Le drame fait suite à l'attaque des policiers de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) et à celle de Dijon (Côte-d'Or), mais l'agression de Nantes ne serait pas liée, et serait le fait d'un déséquilibré. 20 Minutes fait le point.

Qui est l'agresseur?

Décrit par ses voisins comme un homme «très discret», l'agresseur vivait dans le petit village de Berneuil en Charente-Maritime, mais n'était pas pour autant considéré comme «marginal». Agé de 37 ans, l'homme s'appellerait Sébastien Sarron, selon Sud Ouest, qui révèle l'identité présumée du propriétaire du véhicule qui a foncé dans la foule.

«Il vivait seul depuis cinq ou six ans», a révélé Joël Reignier, le maire de la commune. «C'est une personne qui vivait seule, mais de là à dire que c'était un marginal... Il ne vivait pas dans un endroit isolé, il avait quand même des contacts avec les voisins», même s'ils pouvaient parfois être conflictuels, selon le maire. D'après plusieurs sources, l'agresseur souffrait d'alcoolisme et pourrait avoir perdu récemment son emploi de pépiniériste. 

Etait-il connu des services de police?

Pour l'heure, le parquet de Saintes n'a toujours pas formellement confirmé l'identité de l'agresseur qui a heurté les Nantais au volant de sa camionnette. Il a toutefois révélé que l'homme avait été impliqué en 2006 dans une affaire de vol avec recel à Béziers (Hérault) et mis en cause en 2008 dans une dégradation de véhicule.

L'individu n'avait jamais fait parler de lui avant la semaine dernière, où il s'était mis à faire brûler des pneus ou du caoutchouc. Des feux réguliers qui généraient d'épaisses fumées noires. Gendarmes et pompiers s'étaient d'ailleurs rendus à son domicile samedi soir, trouvant porte close, après un appel du voisinage inquiet devant ce dégagement de fumées. Une amende avait alors été délivrée dans sa boîte aux lettres.

A-t-il des antécédents psychiatriques?

Ni la gendarmerie ni le parquet de Saintes n'avaient connaissance d'antécédents psychiatriques qui auraient pu expliquer son geste. Toutefois, les policiers ont retrouvé dans le véhicule un carnet écrit de la main de l'agresseur, où il confie souffrir de graves problèmes psychologiques. Il aurait également écrit dans ce carnet que les services secrets voulaient le tuer.

Dès lundi soir, le ministre de l'Intérieur, qui s'était rendu sur les lieux du drame, évoquait le geste d'un «déséquilibré».