VIDEO. Attaque de Dijon: «pas un acte terroriste, l'auteur souffre de troubles psychiatriques» selon la procureure

FAITS DIVERS Huit personnes sur les treize blessés sont encore hospitalisées...

O.G.
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La procureure de la République à Dijon Marie-Christine Tarare, s'adresse à la presse le 22 décembre 2014
La procureure de la République à Dijon Marie-Christine Tarare, s'adresse à la presse le 22 décembre 2014 — Jean-Philippe Ksiazek AFP

«Il ne s'agit absolument pas d'un acte terroriste», a souligné la procureure de Dijon ce lundi après-midi lors d'une conférence de presse. Rien n'a été trouvé chez lui en lien avec l'Etat Islamique.» Elle est revenue sur le drame de cette nuit: un automobiliste, déséquilibré, a «délibérément» blessé treize passants dimanche à Dijon

157 passages en milieu psychiatriques

L'homme, un Français d'une quarantaine d'années, a de lourds problèmes psychiatriques. Plus précisément, le chauffard, né à Strasbourg, a fait 157 passages en milieu psychiatriques entre 2001 et 2014. 

Le parquet a ouvert une information judiciaire pour «tentative d'assassinat» et requis son placement en détention, et n'a donc par retenu la qualification «en lien avec une entreprise terroriste», même si l'homme, malade, a crié «Allah Akbar» (Dieu est le plus grand, ndlr), au moment des faits, selon plusieurs témoins. «Pour me donner du courage j'ai crié "Allah Akbar" pour annihiler tout esprit critique », a déclaré cet homme aux enquêteurs, dont le père est de nationalité algérienne et la mère marocaine, cité par la procureur. «Il ne conteste pas avoir délibérément foncé sur des piétons» et «n'a pas exprimé de regrets», même s'il s'est dit choqué de son propre geste, a encore dit la procureur.

Cet homme, également ancien toxicomane, prend «un certain nombre de médicaments», et présente «une psychose ancienne», faite de «délire mystique». De même, toujours selon la procureur, dimanche, avant qu'il ne fonce avec sa voiture sur 13 passants dans plusieurs lieux à Dijon, il a « été pris par une bouffée d'empathie pour les enfants de Tchétchénie, il avait décidé de réagir à ce qu'il considère comme une injustice et de s'en prendre a l'Etat français».

 

 

Garde à vue prolongée

«Vraisemblablement, sa garde à vue sera prolongée en fin d'après-midi», a expliqué la procureur de la République Marie-Christine Tarare. C'est un homme qui reconnaît avoir volontairement blessé des piétons, a repris la procureure, précisant que le chauffeur reconnaît avoir agi «seul». Ses motivations sont floues et peu cohérentes.»