Une voiture passe devant les ruines d'une usine, dont le mur a été peint aux couleurs d'un groupe djihadiste, le 18 novembre 2014, à Alep en Syrie
Une voiture passe devant les ruines d'une usine, dont le mur a été peint aux couleurs d'un groupe djihadiste, le 18 novembre 2014, à Alep en Syrie — Joseph Eid AFP

TERRORISME

Filières djihadistes: Un duo Ciotti-Mennucci à la tête de la commission d'enquête à l'Assemblée

L'équipe de trente membres devra rendre ses travaux d'ici début 2015...  

La commission d'enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes, créée à l'Assemblée à la demande de l'UMP, a désigné mercredi comme président Eric Ciotti (UMP) et comme rapporteur Patrick Mennucci (PS).

Cette commission de trente membres, qui comprend d'autres personnalités engagées sur ces thèmes telles que Claude Goasguen (UMP) et Meyer Habib (UDI), nommés parmi les vice-présidents, ou encore Christian Estrosi (UMP) et Malek Boutih (PS), devra rendre ses travaux d'ici début juin 2015.

«Nous avons un double souci de responsabilité par rapport à la gravité de la situation, et d'unité nationale», a affirmé lors d'une conférence de presse Eric Ciotti, qui a rencontré mardi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve au sujet des travaux de la commission, créée par l'Assemblée début décembre.

Décisions «positives»

Dès le 13 janvier, la commission effectuera un déplacement en Grande-Bretagne pour observer la politique mise en oeuvre, puis elle se rendra au Danemark voir un centre de «déradicalisation» et en France dans des centres pénitentiaires.

La commission mènera diverses auditions de services de renseignements, d'universitaires, de religieux. Eric Ciotti, qui a reconnu que le gouvernement n'a pris jusqu'alors que des décisions «positives», a souhaité déboucher sur des «propositions pour mieux protéger nos concitoyens face à la menace terroriste».

«Meilleure compréhension»

Aux côtés du député des Alpes-Maritimes, Patrick Mennucci, élu des Bouches-du-Rhône, a déclaré également vouloir «essayer d'aller au-devant de ces jeunes» qui basculent dans le djihad, et se rendre ainsi dans des communes comme Lunel (Hérault) ou Torcy (Seine-Marne). «Je crois beaucoup à la dimension psychologique, voire psychiatrique de ces basculements», a-t-il ajouté, en se disant pro «surveillance et prévention».

Les auditions seront pour la plupart publiques. «Nous pensons que le débat doit être sur la place publique» et «si les citoyens s'en saisissent, il y aura une meilleure compréhension dans le pays de ce qui se passe», a estimé l'élu socialiste marseillais.