Uniforme au travail: «On n'a plus besoin de se dire "Mais qu'est ce que je vais mettre aujourd'hui?"»

VOUS TEMOIGNEZ Les internautes de 20 Minutes nous racontent leur quotidien en uniforme… 

Adrien Chauvin

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L'uniforme d'un fonctionnaire de Police.
L'uniforme d'un fonctionnaire de Police. — Franck LODI/SIPA

Les salariés de la SNCF font peaux neuves. Ce jeudi, l’entreprise ferroviaire française présente les nouveaux uniformes de ses employés (agents, vendeurs et contrôleurs). En avril dernier, l’entreprise bretonne Armor Lux s’était vue attribuer la production des vêtements pour plus de 33.000 salariés. Comme annoncé par la SNCF, les uniformes sont plus «simples, chics et confortables» pour les employés.

À cette occasion, plusieurs internautes de 20 Minutes ont décidé de nous raconter ce que cela faisait de porter un uniforme toute la journée.

Naël, contrôleur SNCF: «Notre nouvelle tenue n’a aucun défaut, si ce n’est la coiffe»

Cela fait depuis plus d’un mois que Naël à sa nouvelle tenue de contrôleur SNCF. Bien qu’il ne soit pas encore autorisé à porter cet uniforme, il en a déjà fait sa critique: «Notre ancien uniforme a accusé le poids des années. Le confort et l’esthétique de la nouvelle tenue sont parfaits, elle n’a aucun défaut, si ce n’est la coiffe.» Travaillant dans le sud, Naël fait face aux fortes chaleurs durant l’été, forcément, sa coiffe n’est donc pas confortable. Malheureusement il ne peut s’en défaire, car «elle joue un rôle d’identification pour les clients.» 

Naël nous a dévoilé les différences entre l'ancien (à gauche) et le nouvel (à droite) uniforme des employés de la SNCF - NAEL

Faty, fonctionnaire de Police: «Notre casquette déteint rapidement»

Dans la Police depuis 2000, Faty confit que l’uniforme qu’elle porte «a évolué dans le bon sens». Au début, les soucis venaient des chausseurs et du pantalon «trop difficile à porter lors des interpellations musclées», explique-t-elle. Aujourd’hui, notre internaute dispose d’une tenue plus confortable avec des rangers et des pantalons treillis. Seul bémol, la casquette: «Elle est de mauvaise qualité. Et en plus, elle déteint rapidement.»

Christelle, employée dans un Casino: «J’ai été traumatisée par un tailleur "vert caca d’oie"» 

«Je travaille dans un établissement de jeux d’argents, pas dans un supermarché», tient à préciser d’entrée cette internaute. À 26 ans, elle a déjà travaillé dans plusieurs entreprises où «le port d’un uniforme était de rigueur». «J’ai été traumatisée par un tailleur ‘’vert caca d’oie’’» explique-t-elle. Une couleur peu flatteuse qu’elle ne porte plus. Malgré cete mauvaise expérience, elle tient à relativiser le port des uniformes: «Comme dans toute situation, il y a des avantages (aucune démarcation sociale) et des inconvénients (trop monotone).»

Lucrezia, hôtelière: «Grâce à l’uniforme, je gagne du temps le matin»

Voici plus de cinq ans que notre internaute porte un uniforme dans un hôtel 4 étoiles. Une obligation qu’elle trouve géniale pour une seule chose, «on n’a plus besoin de se poser la question "Qu'est ce que je vais mettre aujourd'hui ?"». Un gain de temps le matin qui évite les longues périodes d’essayage, «surtout pour nous les filles», tient à préciser Lucrezia. De plus, dans son établissement, le pressing est gratuit ce qui favorise «l’économie de temps avec le repassage et surtout, l’économie d’argent».

Ajay, agent de sécurité privée: «J’ai des ampoules tous les jours à cause de mes chaussures» 

Voici plus de huit ans qu’Ajay est dans la sécurité privée. Récemment, il a intégré une nouvelle entreprise et comme depuis ses débuts, toujours les mêmes problèmes: «L’uniforme est vraiment bien, mais les pantalons sont trop serrés et les chaussures je n'en parle même pas.» Actuellement il réfléchit à une solution pour ses pieds, «tous les jours j’ai des ampoules aux pieds», s’agace-t-il.