L’Antisemitox, «un nouveau remède» pour lutter contre l’antisémitisme

BUZZ L'association OJE veut utiliser l'humour juif pour dénoncer la montée de l'antisémitisme...

M.B.

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ANTISEMITOX, Le premier traitement contre l’antisémitisme
ANTISEMITOX, Le premier traitement contre l’antisémitisme — http://www.o-j-e.org/

L’humour pour dénoncer un phénomène qui prend de l’ampleur en France. L’organisation juive européenne (OJE) a lancé ce mardi sur Internet une campagne de lutte contre l’antisémitisme où l’on voit un professionnel de santé tout sourire montrant une boîte d’Antisemitox, «le premier traitement contre l’antisémitisme» qui contient trois pastilles au miel et un patch.

Un patch réservé «pour les cas les plus difficiles»

«Le miel contenu dans ses pastilles agit immédiatement en adoucissant les paroles et les comportements antisémites dès l’apparition des premiers symptômes : insultes, jurons, comportements agressifs, délires révisionnistes, gestes de la quenelle, fièvre du vendredi soir (shabbat fever), antisionisme», explique l’OJE. Le patch est réservé «pour les cas les plus difficiles».

Une opération qui vient au lendemain du premier discours de François Hollande sur l'immigration où le chef de l’Etat a rappelé la décision du gouvernement d’ériger «la lutte contre le racisme et l'antisémitisme» en «grande cause nationale».  

«Créer un électrochoc»

«Nous avons souhaité dénoncer l’antisémitisme de manière originale en créant un électrochoc», explique au Parisien, le publicitaire à l’origine de cette campagne, Frank Tapiro. 10.000 boîtes d’Antisemitox sont mises en vente au prix de cinq euros. La somme récoltée «servira à financer les actions de l’association qui souhaite fournir des services gratuits aux victimes d’antisémitisme», explique le quotidien.

Pour le président de cette nouvelle association, qui compte une centaine de membres, l’idée est d’utiliser l’humour juif pour défendre la communauté. «Aujourd’hui, les juifs ont peur de sortir de chez eux en portant une kippa. Ils ont une vision négative de l’avenir. Certains partent s’installer en Israël. Nous, on essaie, de trouver des solutions», explique Jean-Claude Zerat.

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