Les taxis appelés à bloquer les entrées de Paris lundi dès 5h

SOCIETE Plusieurs associations veulent ainsi dénoncer la concurrence des voitures avec chauffeurs Uber...

20 Minutes avec AFP

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Des chauffeurs de taxi bloquent une autoroute près de l'aéroport de Roissy, le 11 juin 2014
Des chauffeurs de taxi bloquent une autoroute près de l'aéroport de Roissy, le 11 juin 2014 — Fred Dufour AFP

La bataille entre les taxis et Uber continue. Les principales organisations de taxis, Taxis de France, le collectif des taxis parisiens (CTP) et l'Association française des Taxis (AFT) ont appelé samedi leurs adhérents à bloquer les accès de Paris lundi dès 5h du matin au départ des aéroports de Roissy et d'Orly et de la Porte de Saint-Cloud.

«Injustice» et «travail illégal»

Objectif: contester la décision du tribunal de commerce de Paris a refusé vendredi d'interdire le service controversé UberPOP qui met en relation des passagers et des automobilistes qui ne sont pas des chauffeurs professionnels.

Uber, plateforme électronique disponible sur smartphone qui sert d'intermédiaire entre les clients et les conducteurs de VTC, a rajouté en février ce service à son offre commerciale à Paris.

«Nous serons rejoints par quelques syndicats. L'heure est grave. Nous devons nous faire entendre et signifier notre désaccord», indique le texte de l'appel. «Il s'agit dire non à l'injustice, non au travail illégal», annonce de son côté la fédération des taxis indépendants parisiens (FTI75) sur sa page Facebook.

La FTI75 précise qu'un rassemblement est prévu à Roissy à 5H30, avant «le départ des cortèges à 7H30» direction la place Vauban dans le VIIe arrondissement de Paris.

Le Tribunal de commerce a justifié sa décision par la constatation que des décrets d'application de la loi encadrant l'activité des VTC et des taxis n'avaient pas été publiés au journal officiel.

L'intersyndicale ne participe pas au mouvement

En revanche, même si elle juge elle aussi que Uber est «un service illégal qui devrait être interdit», l'intersyndicale des taxis à l'origine de mouvements contre la concurrence de certains véhicules (VTC ou motos-taxis) a choisi de ne pas se joindre au mouvement de lundi.

«Nous ne voulons pas déranger les gens à l'approche de Noël, alors qu'ils sont en train d'acheter leurs cadeaux», a indiqué à l'AFP Nordine Dahmane, représentant FO et membre de l'intersyndicale CFDT, CGT, FO SDCTP et CST.

Et puis «les décrets sont en train d'être négociés. La balle est dans le camp du gouvernement», a-t-il expliqué.

L'intersyndicale doit se réunir lundi à 16h pour décider d'un éventuel mouvement en janvier, selon le chauffeur de taxi.