Redécoupage du canton de Corrèze: Le recours de Bernadette Chirac rejeté

POLITIQUE Bernadette Chirac a par conséquent décidé de se présenter en mars prochain, mais comme suppléante cette fois, dans le canton de Brive-centre...

20 Minutes avec AFP
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Bernadette Chirac, le 9 janvier 2013.
Bernadette Chirac, le 9 janvier 2013. — REVELLI-BEAUMONT/SIPA

Le Conseil d'Etat a rejeté ce vendredi le recours de Bernadette Chirac contre le redécoupage supprimant le canton où elle est élue en Corrèze, a appris l'AFP auprès du juge du contentieux électoral.

Selon le site internet du journal La Montagne, Bernadette Chirac a par conséquent décidé de se présenter en mars prochain, mais comme suppléante cette fois, dans le canton de Brive-centre, sous l'étiquette du groupe d'opposition Corrèze Demain.

«Peu d'espoir»

Bernadette Chirac, 81 ans, entend ainsi «passer le relais et aider à l'installation d'une nouvelle génération d'élus», a-t-elle expliqué au quotidien.

Bernadette Chirac, élue depuis 1979 du canton de Corrèze, dans le département du même nom, contestait le redécoupage qui avait été fait, dans son département comme dans tous les autres, en raison d'une modification du mode de scrutin des conseillers généraux, qui a entraîné la division quasiment par deux du nombre des cantons sur le territoire national.

Mme Chirac avait elle-même assisté à l'audience, le 24 novembre dernier, au cours de laquelle le rapporteur public avait conclu au rejet de sa requête en annulation du découpage. Me Bernard de Froment, l'avocat de Mme Chirac, avait alors déclaré que l'élue avait «peu d'espoir» de gagner.

«Défini sur des bases essentiellement démographiques»

Selon un communiqué de la juridiction, le Conseil d'Etat «a jugé que, la loi prévoyant que le territoire de chaque canton doit être défini sur des bases essentiellement démographiques, le décret avait à bon droit pris en compte le chiffre de la population, et non le nombre des seuls électeurs».

«Il a par ailleurs relevé que rien n'imposait que les limites des nouveaux cantons coïncident avec celles des anciens, ni avec le périmètre des établissements publics de coopération intercommunale (intercommunalités, NDLR) ou des "bassins de vie"», ajoute le communiqué. Plus de 2.000 recours visant les redécoupages de cantons ont été examinés par le Conseil d'Etat et aucune censure n'a été prononcée à ce jour.