Délit de favoritisme présumé: Fin de la garde à vue de Bastien Millot, le cofondateur de Bygmalion

JUSTICE Il était entendu dans le cadre de contrats suspects passés avec la ville de Menton...  

M.P.

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Bastien Millot, cofondateur de Bygmalion, le 8 février 2012.
Bastien Millot, cofondateur de Bygmalion, le 8 février 2012. — BALTEL/SIPA

Après Guy Alvès et Guillaume Peltier jeudi, c'était au tour de Bastien Millot d'être entendu par les policiers vendredi. Le cofondateur de Bygmalion a été placé vendredi matin en garde à vue à Nice (Alpes-Maritimes) dans le cadre de l'enquête pour délit de favoritisme présumé et a été relâché en fin de matinée.

>> Qui est Bastien Millot, son portrait est à lire par ici

Le député-maire UMP de Menton Jean-Claude Guibal, qui était également entendu vendredi dans le cadre de cette enquête, est lui aussi ressorti libre. En sa qualité de député, il avait été convoqué en audition libre.

Aucune charge contre Peltier et Alvès

Une plainte pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêts avait été déposée le 18 décembre 2012 après la décision du député-maire UMP de Menton, Jean-Claude Guibal, de commander un «audit de communication accompagné de recommandations stratégiques» à Bygmalion et de demander une «évaluation, un accompagnement et un suivi des politiques publiques municipales» à Com1+, la société de communication fondée par Guillaume Peltier. Jeudi, Guy Alvès et Guillaume Peltier sont sortis de garde à vue sans qu'aucune charge n ne soit retenue contre eux.

Via un communiqué diffusé jeudi, Jean-Claude Guibal s'était dit «serein» quant à l'enquête en cours, se contentant de souligner qu'il n'avait «pas de commentaire à faire, sinon que les enquêteurs font leur travail. Et qu'ils ont à le faire, une fois encore, à la suite d'une plainte déposée par les mêmes opposants politiques, élus PS de notre ville».