Nice: Fin de la garde à vue de Guillaume Peltier dans l'enquête pour favoritisme présumé

JUSTICE L'ancien vice-président de l'UMP a dénonçé une «manipulation politico-judiciaire»...

20 Minutes avec AFP

— 

L'ancien vice-president de l'UMP, Guillaume Peltier, le 11 décembre 2014.
L'ancien vice-president de l'UMP, Guillaume Peltier, le 11 décembre 2014. — AFP/JEAN CHRISTOPHE MAGNENET

La garde à vue à Nice de Guillaume Peltier, ancien vice-président de l'UMP, dans le cadre d'une enquête pour favoritisme présumé à Menton, a été levée après «cinq heures», sans qu'«aucune charge» n'ait été retenue contre lui, a-t-il affirmé à l'AFP, en dénonçant une «manipulation politico-judiciaire».

«Mon innocence est évidente et le dossier est si vide que ma garde à vue a été interrompue après cinq heures par le procureur de la République. Aucune charge n'a été retenue contre moi dans ce dossier, où ma société est irréprochable»,  dénonçant «une manipulation politico-judiciaire » et évoquant « une étude qui a rapporté 140 euros de bénéfice avant impôt».

A l'issue de trois heures d'audition «effective», Guy Alvès, le patron de Bygmalion, est aussi sorti de garde à vue, vers 15h, a précisé à l'AFP son avocat Patrick Maisonneuve. «Ce n'est pas une problématique de fausse facture ou de surfacturation, mais les services du procureur estiment que, peut-être, le sondage fait par la société de M. Peltier et le rapport de M. Alvès sont susceptibles d'être une seule opération», qui aurait dû donc être soumise à appel d'offres, a-t-il ajouté: «On n'est pas d'accord», a simplement commenté Me Maisonneuve.

Guibal se dut serein

Une plainte pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêts avait été déposée le 18 décembre 2012 après la décision du député-maire UMP de Menton, Jean-Claude Guibal, de commander un «audit de communication accompagné de recommandations stratégiques» à Bygmalion et de demander une «évaluation», un «accompagnement» et un «suivi des politiques publiques municipales» à Com1+, une société spécialisée dans le conseil en relations publiques et la communication fondée par Guillaume Peltier.

Via un communiqué diffusé jeudi, M. Guibal s'est dit «serein» quant à l'enquête en cours, se contentant de souligner qu'il n'avait « pas de commentaire à faire, sinon que les enquêteurs font leur travail. Et qu'ils ont à le faire, une fois encore, à la suite d'une plainte déposée par les mêmes opposants politiques, élus PS de notre ville».