Center Parcs: Report de l'audience devant le tribunal administratif prévue vendredi

ENVIRONNEMENT L'audience a été reportée le 18 décembre pour permettre au magistrat d'examiner «à la même séance» tous les recours visant le projet Center Parcs de Roybon...

20 Minutes avec AFP
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Manifestation pour la construction d'un nouveau Center Parks à Roybon (Isère), le 7 décembre 2014
Manifestation pour la construction d'un nouveau Center Parks à Roybon (Isère), le 7 décembre 2014 — Philippe Desmazes AFP

Le tribunal administratif de Grenoble, qui devait examiner vendredi la suspension, ou non, des travaux de défrichement sur le site d'un futur Center Parcs à Roybon (Isère), a décidé de reporter l'audience au 18 décembre.

La décision de la justice administrative est motivée par le dépôt récent de deux nouveaux recours en référé-suspension dont l'un présenté par la Frapna Rhône-Alpes (défense de l'environnement), a précisé le tribunal administratif de Grenoble dans un communiqué diffusé mercredi.

Celui-ci a décidé d'un report de l'audience au 18 décembre pour permettre au magistrat d'examiner «à la même séance» tous les recours visant le projet Center Parcs de Roybon.

Le marathon judiciaire encore rallongé

La justice devait initialement se pencher vendredi sur les requêtes de l'association «Pour les Chambaran sans Center Parcs», de la fédération de pêche de la Drôme et de l'union régionale des fédérations départementales des associations agréées de pêche.

Sans se prononcer sur la pertinence de ce projet qui fait l'objet d'une vive polémique entre «pros» et «antis», le juge des référés devait simplement déterminer la légalité de deux arrêtés pris par le préfet de l'Isère, les 3 et 16 octobre, qui ont fait office de feu vert au démarrage des travaux. L'un autorise le projet au titre de la loi sur l'eau tandis que l'autre permet la destruction d'espèces protégées ou de leur habitat (amphibiens, reptiles, écureuils, écrevisses à pieds blancs, etc).

Ce report rallonge d'une semaine le marathon judiciaire dans lequel se sont engagés les partisans et les opposants de ce projet lancé en 2007 et qui a déjà fait l'objet de nombreux recours, parfois jusqu'au Conseil d'Etat, visant le permis de construire, l'autorisation de défrichement ou le plan local d'urbanisme.