Le gendre d'Hélène Pastor accusé d'avoir aussi voulu éliminer son fils

ENQUETE Et ce pour mettre plus facilement la main sur l'héritage...

20 Minutes avec AFP

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Wojciech Janowski (de dos), arrive dissimulé dans un véhicule de police au tribunal de Versailles, le 27 juin 2014
Wojciech Janowski (de dos), arrive dissimulé dans un véhicule de police au tribunal de Versailles, le 27 juin 2014 — Bertrand Langlois AFP

Le fils après la mère. Wojciech Janowski, soupçonné d'être le commanditaire de l'assassinat de la riche héritière monégasque Hélène Pastor, voulait ensuite éliminer Gildo, le fils de sa victime, l'accuse son ex-coach sportif qui avait recruté les tueurs, a-t-on appris samedi de source proche du dossier.

Pascal Dauriac, entraîneur de l'ex-consul honoraire de Pologne, a assuré aux enquêteurs et à la justice que Wojciech Janowski voulait, après l'assassinat d'Hélène Pastor, également faire tuer son fils Gildo pour mettre la main plus facilement sur l'héritage, a-t-on précisé de même source, confirmant une information de Nice-Matin.

Héritière d'une dynastie de bâtisseurs, propriétaire d'une partie de Monaco, Hélène Pastor était à la tête d'une fortune estimée à 12 milliards d'euros, selon un connaisseur du dossier.

Confrontation à venir

Aucun élément matériel ne confirme à ce stade les nouvelles accusations visant Wojciech Janowski, qui clame aujourd'hui son innocence après avoir, dans un premier temps, reconnu les faits. Une confrontation entre Wojciech Janowski et Pascal Dauriac doit avoir lieu le mois prochain dans le bureau du juge marseillais Christophe Perruault en charge de l'enquête.

Hélène Pastor et son chauffeur étaient tombés le 6 mai dans un guet-apens devant un hôpital de Nice. Un tireur embusqué avait fait feu deux fois à travers la vitre du passager, avant de prendre la fuite en compagnie d'un complice. Mohamed Darwich, 54 ans, avait succombé à ses blessures le 10 mai, et Hélène Pastor, 77 ans, le 21 mai.

Outre Janowski, six personnes ont été mises en examen dans ce dossier fin juin et cinq avaient été également écrouées, dont le tueur présumé et son complice, deux Marseillais d'origine comorienne. Depuis, un Ivoirien de 27 ans soupçonné d'avoir servi d'intermédiaire pour le recrutement du tireur a été remis en liberté.