Journée mondiale du bénévolat: Sport, handicap, sans-abris… Quatre parcours de bénévoles

TEMOIGNAGES Jean-Luc, Alexandre, Valérie et Sylvie occupent leurs week-ends à aider les autres, gratuitement…

Adrien Chauvin

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Distribution de repas aux SDF par l'Armée du salut, à Paris.
Distribution de repas aux SDF par l'Armée du salut, à Paris. — CHAMUSSY/SIPA

Lancé en 1985, la journée mondiale du bénévolat, qui a lieu ce vendredi, a pour but de «célébrer l’effort des volontaires et de partager leurs expériences de travailler ensemble sur des projets», comme l’explique l’ONU sur son site. En 2013, la France comptait 20,9 millions de bénévoles, dont 60% d’entre eux (12,5 millions) sont liés à une association. 

À cette occasion, plusieurs internautes ont répondu à notre appel et nous racontent leur parcours en tant que bénévoles. 

Jean-Luc, Président d'une association sportive depuis 10 ans à Verdun (Meuse): «Certains bénévoles se croient membre d’un club privé»

À la tête d’une association depuis plus d’une décennie, notre internaute déplore le manque de motivation de ses bénévoles: «La plupart considèrent qu’une fois la cotisation payée, ils n’ont que des droits et aucune obligation. On se croirait dans un club privé.» Jean-Luc souligne qu’il est nécessaire d’effectuer quelques tâches «ingrates» pour le bon fonctionnement d’une association. De plus, il regrette le manque de maturité de certains de ses membres: «On nous prend pour une garderie! Plusieurs adhérents déposent leur enfant pour les activités sportives et au lieu d’arriver à 17h, ils ne viennent qu’à 17h45 car ils faisaient les courses.» Bien qu’ils ne soient qu’une «faible portion» des adhérents, Jean-Luc tient à remercier «du fond du cœur» les bénévoles qui participe à la vie de l’association et les appelle à ne «pas se décourager».

Alexandre, bénévole depuis deux ans pour les Comités Communaux des Feux de Forêts de Toulon (Var): «Beaucoup croient qu’on se la coule douce dans nos 4x4»

Passionné par l’environnement, notre internaute a décidé de devenir un «homme orange» pour les CCFF. Chaque après-midi durant l’été, il surveille toute trace de fumée suspecte dans les massifs forestiers du Var. Malgré un feu de fôret aux portes de Toulon en mai dernier, «peu de bénévoles souhaitent rejoindre les CCFF», regrette-t-il. Pire encore, «beaucoup croient qu’on se la coule douce dans nos 4x4. Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’on travaille bénévolement et sur notre temps libre.» Récemment, Alexandre a été sollicité pour venir en aide aux victimes des intempéries qui ont touché le Sud de la France. Et comme ça ne suffit jamais, «je vais m’engager pour aider les Restos du cœur», nous confie-t-il.

>> À lire ici: «Paris je t'aide»: Le site Internet qui vous fait bénévole pour quelques heures

Valérie, bénévole pour Benenova, depuis un an à Paris: «J’avais envie de donner un peu de chaleur humaine à ceux qui en manquent»

Cadre dans la fonction publique et bientôt mère d’un quatrième enfant, Valérie n’a que très peu de temps libre. Pourtant, depuis le début de l’année notre internaute est devenue bénévole grâce à l’association Benenova, dont le principe «consiste à travailler ponctuellement sans être engagé sur la durée», explique-t-elle. Valérie a donc pu combler son «envie de donner un peu de chaleur humaine à ceux qui en manquent» en donnant un coup de main sur une braderie caritative de robes de mariées. Sa prochaine mission se déroulera la semaine de Noël. Elle distribuera des repas à des gens défavorisés.

Sylvie, Présidente de l’association «Les Galops ont du cœur» depuis 12 ans en Bretagne: «Ça met les enfants sur un pied d’égalité»

Avec des parents bénévoles toute leur vie, Sylvie ne pouvait pas rater le coche. De cette passion familiale et de son loisir favori, l’équitation, est née son association Les Galops du cœur, en 2002. Chaque année, tous les 1e week-end d’août, Sylvie organise à Lanrodec (Côtes d’Armor) un événement équestre dans le but de récolter des fonds pour les enfants hospitalisés en Bretagne. L’été dernier, notre Bretonne a lancé «lequifun», une activité pour les enfants et les personnes en situation de handicap: «Le bénévolat c’est de l’humain. Cette activité a pu favoriser l’échange et mettre les enfants sur un pied d’égalité.» Grâce à ce week-end, son association a récolté 3.000 euros.