La limitation de vitesse à 80 km/h expérimentée début 2015?

ROUTES Le test serait cantonné aux routes départementales...

N.Beu.

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La société Coyote, qui revendiquait le titre de principal fabriquant français d'avertisseurs de radars, se félicite d'être devenue premier fabriquant "d'assistants d'aide à la conduite" en ayant, dès le mois de novembre, purgé les systèmes installés des programmes interdits, a affirmé à l'AFP son PDG, Fabien Pierlot.
La société Coyote, qui revendiquait le titre de principal fabriquant français d'avertisseurs de radars, se félicite d'être devenue premier fabriquant "d'assistants d'aide à la conduite" en ayant, dès le mois de novembre, purgé les systèmes installés des programmes interdits, a affirmé à l'AFP son PDG, Fabien Pierlot. — Philippe Merle afp.com

Le gouvernement appuie sur l’accélérateur, mais les conducteurs vont devoir freiner. Près d’un an après la prise de position de Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, sur l’expérimentation de «la baisse des vitesses à 80 km/h [au lieu de 90] sur les routes secondaires», son vœu va devenir réalité en janvier, selon Le Parisien.

Le successeur de Valls place Beauvau, Bernard Cazeneuve, en a fait l’annonce lors d’une rencontre avec les membres du Conseil national de la sécurité routière (CNSR), l’instance chargée de faire des recommandations, indique le quotidien. Citant Armand Jung, le président du CNSR, le journal précise que «toute une série de mesures en matière routière» devraient être rendues publiques en janvier, «y compris l’expérimentation d’une baisse des vitesses à 80 km/h sur les routes départementales bidirectionnelles».

«Le temps de la pédagogie»

L’idée était défendue à l’origine par le comité d’experts du CNSR, qui assure qu’elle pourrait diminuer encore davantage le nombre de morts sur les routes chaque année (de 350 à 400 vies par an, selon les experts). Reste à définir les contours de l’expérimentation. Selon Pierre Chasseray, délégué général de 40 Millions d’automobilistes interrogé par Le Parisien, le test devrait durer deux ans et ne porter «que sur quelques portions de routes réputées accidentogènes».

En juin, Bernard Cazeneuve s'était déjà exprimé en ce sens à l'issue d'une réunion du CNSR, en estimant que cette mesure «ne peut être envisagée que de façon expérimentale et sur des segments très accidentogènes». «Il faut prendre le temps de la pédagogie», disait-il alors.