Agression à Créteil: François Hollande dénonce «une violence insupportable»

POLÉMIQUE Une enquête pour sur des «faits antisémites qui semblent avérés», avait précisé Manuel Valls plus tôt ce jeudi matin...

M.P. avec AFP
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François Hollande à l'Elysée le 2 décembre 2014
François Hollande à l'Elysée le 2 décembre 2014 — Miguel Medina AFP

François Hollande a dénoncé ce jeudi une «violence insupportable» dans l'affaire de l'agression de Créteil, où un jeune couple a été violemment agressé dimanche par quatre hommes. «Quand il se passe de tels drames, de telles tragédies ce n'est pas la famille simplement qui est blessée, agressée, c'est ce que la France porte de plus grand, de meilleur qui se trouve blessé, abîmé», a déclaré le président de la République lors d'une intervention à l'Elysée. 

Sur Twitter, Manuel Valls a réagi, estimant que «l'antisémitisme, combat de tous les jours». 

Lundi un couple a été séquestré à Créteil, la jeune femme violée et leur appartement cambriolé. Les trois agresseurs, selon le parquet, «partaient de l'idée qu'être juif signifiait que l'on avait de l'argent». Deux des agresseurs - le troisième est toujours en fuite - et un complice présumés ont été arrêtés.

Hausse des actes antisémites

Ils sont impliqués directement dans le cambriolage de lundi sont également poursuivis pour vol avec armes, extorsion, séquestration, viol en réunion. Les cambrioleurs et leur complice sont également soupçonnés d'avoir «roué de coups», début novembre, un septuagénaire de confession juive dans la même ville du Val-de-Marne.

Pour ces faits, ils ont également été mis en examen pour «violences en réunion sur personne vulnérable en raison de son appartenance religieuse».

Ces affaires interviennent dans un contexte de résurgence des actes antisémites en France, dont le nombre a presque doublé (+91%) au cours des sept premiers mois de l'année par rapport à la même période de 2013, selon le décompte du Service de protection de la communauté juive (SPCJ). Selon ce recensement, les actions (violences, attentats ou tentatives d'attentats, incendies, dégradations et vandalisme), en hausse de 126%, ont connu une progression plus forte que les simples menaces (propos, gestes, tracts, courriers, inscriptions..., +79%)