Incendie aux Restos du Cœur: Deux départs de feu qui intriguent

FAITS DIVERS Un entrepôt a été détruit par le feu mardi dans le Pas-de-Calais...

N.Beu. avec AFP
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Un pompier dans un entrepôt des Restos du Coeur détruit par un incendie, le 2 décembre 2014 à Vendin-le-Vieil, près de Lens dans le Pas-de-Calais
Un pompier dans un entrepôt des Restos du Coeur détruit par un incendie, le 2 décembre 2014 à Vendin-le-Vieil, près de Lens dans le Pas-de-Calais — Philippe Huguen AFP

Deux départs de feu ont été constatés par les enquêteurs dans l'enquête sur l'incendie mardi d'un entrepôt des Restos du Coeur dans le Pas-de-Calais, mais aucune piste n'est pour autant privilégiée, a affirmé jeudi le parquet de Béthune, chargé de l'enquête.

Le laboratoire de police scientifique de Lille a relevé deux départs de feu, selon le procureur de Béthune (Pas-de-Calais) Philippe Peyroux. Cependant, a-t-il souligné à l'AFP, «je ne peux pas me prononcer de façon objective et certaine» avant d'avoir eu les résultats des prélèvements effectués à Vendin-le-Vieil, sur les lieux du sinistre, afin de faire pencher la balance en faveur d'une piste, qu'elle soit criminelle ou accidentelle. «Je suis obligé d'attendre les résultats», a ajouté Philippe Peyroux, qui n'écarte pas la possibilité d'une propagation du premier départ de feu à un autre endroit du dépôt, selon les produits se trouvant sur place. Les analyses des prélèvements pourraient prendre «autour d'une semaine, une semaine et demie», a-t-il précisé.

Les alarmes se sont déclenchées

«Selon le Lips [laboratoire interrégional de police scientifique de Lille], il y a probablement eu deux départs de feu, c'est ce qui nous a été dit lors des constatations», a indiqué pour sa part une source policière, qui a cependant également affirmé qu'il n'y avait «aucune certitude sur la piste criminelle, aucune piste n'est exclue».

Autre interrogation des enquêteurs, la possible présence dans les parages d'une personne, avant le départ du feu. «A priori, des alarmes volumétriques, sur des lieux de passage, se sont déclenchées», a indiqué le procureur de Béthune, selon qui «on n'a pas trouvé de trace d'effraction». «Si nous avons une confirmation d'une thèse criminelle, je saisirai un juge d'instruction pour poursuivre sur le plus long terme bien évidemment les investigations. La police, comme la justice, ne vont pas lâcher», a conclu Philippe Peyroux.